01 mai 2006
Vie politique
nouvelles versions des pages du site France Politique sur la vie politique française :
http://francepolitique.free.fr/extreme-gauche.htm
http://francepolitique.free.fr/gauche.htm
http://francepolitique.free.fr/centre.htm
http://francepolitique.free.fr/droite.htm
http://francepolitique.free.fr/extreme-droite.htm
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01 mars 2006
Alternative libérale
Naissance, aujourd'hui, d'un nouveau parti politique : Alternative libérale. Ses fondateurs sont doublement courageux. D'une part parce qu'ils sont jeunes et s'engagent en politique en créant leur propre parti. D'autre part parce qu'ils relèvent l'étiquette libérale, ce qui n'est pas évident dans une France à l'identité jacobino-bonaparto-gaulliste.
Historiquement, rares sont en France les mouvements politiques à avoir adopté l'étiquette libérale :
- Action libérale populaire (1901-1919) : parti de défense religieuse créé après le Ralliement des catholiques à la République
- Parti libéral européen : créé au début de la Ve République par le radical anti-communiste Jean-Paul David
- Alliance républicaine indépendante et libérale : scission (1971) du parti de Jean-Louis Tixier-Vignancour (extrême droite)
- Génération sociale et libérale : mouvement des jeunes giscardiens des années 70'
- Mouvement des sociaux-libéraux : créé en 1977 par Olivier Stirn après son départ du RPR et avant son adhésion au Parti radical "valoisien"
- Convention libérale européenne et sociale (CLES) de Raymond Barre
- Rassemblement social et libéral : petit parti créé en 1997
- Démocratie libérale (DL) : issu de la refondation du Parti républicain (PR) par Alain Madelin en 1997, composante de l'UDF jusqu'en 1998 puis parti fondateur de l'UMP en 2002
- Génération libérale : créée en 1998, après la dissolution des Cercles Idées-Action d'Alain Madelin, par Jacques Garello, président de l'Association pour la liberté économique et le progrès social (ALEPS)
- Pôle républicain indépendant et libéral (PRIL) : courant créé en 1998 par les ex-DL fidèles à l'UDF
- Droite libérale-chrétienne : parti créé en 1999 par Charles Millon (bien que ce dernier aurait préféré la dénomination Droite personnaliste chrétienne)
Tous ces mouvements ne se rattachaient pas au courant libéral. L'Alliance libérale populaire était ainsi divisée entre catholiques-libéraux (Jacques Piou) et catholiques-sociaux anti-libéraux (Albert de Mun). À noter que le qualificatif "libéral" est souvent atténué (voire neutralisé ?) par l'étiquette "sociale"...
En France, les grandes structures se rattachant au courant libéral ont généralement préféré l'étiquette "indépendants" (les "modérés" de la IVe République) et "républicains", ou la thématique de la défense de la "liberté" et, plus récemment, des "réformes" :
- Parti républicain de la liberté (PRL) à la Libération
- Républicains indépendants (RI) de Valéry Giscard d'Estaing
- Parti républicain (PR) : composante libérale de l'UDF jusqu'à la création de Démocratie libérale (DL)
- Parti pour la liberté (PPL) : petit parti créé en 1997 par Claude Reichman et Alain Dumait
- Les Réformateurs : courant libéral de l'UMP, qui sera officiellement lancé le 7 mars 2006 (après une existence en tant que regroupement informel de parlementaires)
- Réforme et Modernité : club "villepiniste" créé par le libéral Hervé Mariton
Cette liste n'est bien entendu pas exhaustive, et les libéraux ont parfois adopté d'autres dénominations :
- les radicaux représentent historiquement la fraction des libéraux favorables à l'alliance avec les socialistes face aux conservateurs (ce sont en quelques sortes des libéraux "de gauche" ou des "sociaux-libéraux")
- le giscardien Hervé de Charette a successivement créé le Parti populaire pour la démocratie française (PPDF, issu des clubs Perspectives et Réalités) puis la Convention démocrate
- Christian Blanc (ex-rocardien, député apparenté UDF) a créé le parti Énergies démocrates
- le "socialiste libéral" Jean-Marie Bockel (sénateur PS) a créé le club Gauche moderne
- la Droite libre de Rachid Kaci est un courant national-libéral de l'UMP
- ...
17:05 | Lien permanent | Commentaires (2) |
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Gaullisme et libéralisme
Le président d'Alternative libérale est Édouard Fillias, que j'avais eu l'occasion de cotoyer dans ma jeunesse étudiante...
Si j'ai bonne mémoire - c'était vers 1999 - il faisait alors campagne pour Patrick Devedjian à la présidence du RPR (Édouard Fillias a ensuite créé, non sans succès, l'association libérale Liberté chérie).
L'ayant croisé à la conférence de presse de lancement du nouveau parti, voici ce qu'il me dit :
"Je me souviens des débats politiques que nous avions. Je n'étais pas d'accord avec toi lorsque tu disais que le gaullisme était anti-libéral. Finalement, c'est toi qui avait raison."
;-)
17:00 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Portrait Françoise de Panafieu

Arrivée, avec 41 % des suffrages exprimés, en tête du premier tour des primaires parisiennes de l’UMP face à Claude Goasguen (23 %), Pierre Lellouche (19 %) et Jean Tiberi (17 %), Françoise de Panafieu est la seule candidate en lice pour le second tour. C’est donc elle qui devrait recevoir l’investiture du parti aux municipales.
Cette fois semble la bonne. Aux élections municipales de 2001, Françoise de Panafieu avait déjà fait partie des quatre candidats à l’investiture du RPR. Avant de finalement jeter l’éponge, tout comme Édouard Balladur et Jean Tiberi, face à Philippe Séguin. Seule candidate en lice pour le second tour, après le retrait de Claude Goasguen, c’est elle qui devrait recevoir l’investiture de l’UMP aux prochaines municipales, qui auront lieu au printemps 2008 ou à l’automne 2007, comme le souhaite le ministre de l’intérieur Nicolas Sarkozy. À moins que l’élection présidentielle de 2007 ne vienne rebattre les cartes au sein de l’UMP parisienne… Une hypothèse récusée par Nicolas Sarkozy et Philippe Goujon, président de la fédération UMP de Paris.
Quoi qu’il en soit, Françoise de Panafieu est bien dorénavant, comme l’a reconnu hier Claude Goasguen, président du groupe UMP au Conseil de Paris, « l’opposant numéro un à Bertrand Delanoë ». La gagnante des primaires est tombée dans la politique quand elle était petite. Ses parents, François et Hélène Missoffe, sont tous les deux d’anciens ministres. À la table familiale, Françoise, née le 12 décembre 1948, fréquente les barons du gaullisme, son père étant lui-même un ancien résistant. Et c’est tout naturellement qu’elle prendra la succession familiale au Conseil de Paris en 1979, puis à l’Assemblée nationale en 1986.
Cette femme de caractère, à la chevelure argentée et à l’allure moderne et décontractée, se fait toutefois vite un nom, ou plutôt un diminutif : « Panaf ». Successivement adjointe au maire de Paris en charge des questions périscolaires, de la culture, puis des parcs, jardins et espaces verts, elle est maire du 17e arrondissement de Paris depuis mars 2001. Entre-temps, elle fut en 1995 ministre du tourisme de l’éphémère premier gouvernement d’Alain Juppé. Longtemps élue députée dans la 17e circonscription de Paris, elle se présente en 2002 en dissidente dans le 16e, face au candidat sortant investi par l’UMP, Bernard Pons. Sa victoire fut, selon elle, un premier signe de la volonté de renouvellement des électeurs parisiens, pour laquelle sa qualité de femme est un atout dont elle ne fait pas mystère.
Laurent de Boissieu
© La Croix
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25 février 2006
Résultats des primaires de l'UMP Paris

Reçu ce soir par SMS, à 23h04, les résultats du premier tour des primaires de l'UMP Paris :
- 40,7% (4 446 voix) Françoise de Panafieu
- 23,4% (2 555 voix) Claude Goasguen
- 19,0% (2 071 voix) Pierre Lellouche
- 17,0% (1 855 voix) Jean Tiberi
Le second tour opposera donc Françoise de Panafieu et Claude Goasguen.
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