23 janvier 2012

François Bayrou part à la conquête de l'électorat protestataire

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22 janvier 2012

Le thème des Français "invisibles" ou "oubliés" s'impose dans la campagne

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19 janvier 2012

François Bayrou, candidat antisystème?

C'est la nouvelle mode chez mes confrères: qualifier François Bayrou de "candidat antisystème"!

Encore faut-il s'entendre sur ce que l'on appelle le "système".

 

Si le "système" c'est le microcosme parisien, François Bayrou le fréquente de fait mais n'appartient effectivement pas à cette société de connivences et d'intérêts. Pire: le centriste s'oppose à un de ses mantras, la bipolarisation (cf. l'éditorial de Jean-Marie Colombani dans Le Monde du 19 avril 2007 sur l'"Impératif démocratique").

 

Si le "système" c'est la pensée dominante néolibérale et monétariste (le "cercle de la raison" comme disait Alain Minc), alors François Bayrou est au centre du système, dont la construction européenne a été jusque-là le cheval de Troie.

En ce domaine, François Bayrou a en effet effectué sur le fond exactement les mêmes choix politiques que Nicolas Sarkozy et François Hollande (ou leurs prédécesseurs respectifs), de l'Acte unique européen au projet de Constitution européenne en passant par le traité de Maastricht. Autant de débats qui ont successivement délimité la frontière entre pensée dominante d'une part, pensées critiques ou alternatives d'autre part.

Sur la forme, en revanche, il est vrai que le candidat centriste se distingue en souhaitant associer démocratiquement le peuple français à ce choix, là où les deux autres semblent se contenter d'une sorte de nouveau "despotisme éclairé" (la droite parce que l'Union européenne est perçue comme le levier pour libéraliser la France en contournant l'étatisme jacobin des Français, la gauche parce qu'elle n'assume pas à Paris le néolibéralisme et le monétarisme qu'elle soutient à Bruxelles).

Mieux: en promouvant une "majorité centrale" réunissant autour du centre les "modérés" de droite et de gauche, François Bayrou aboutit justement à détacher de la droite et de la gauche ceux qui proposent une "autre politique". Bref, à retirer les quelques grains de sable qui survivent dans le système lorsque la droite ou la gauche sont au pouvoir.

15 janvier 2012

François Bayrou poursuit sa reconquête de l'opinion

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11 janvier 2012

Contesté, Hervé Morin reste confiant pour la présidentielle

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09 janvier 2012

François Bayrou élargit sa candidature au-delà du MoDem

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07 décembre 2011

François Bayrou officiellement candidat à l'élection présidentielle

[La-Croix.com] François Bayrou croit toujours en son destin présidentiel

[La-Croix.com] Le projet centriste, des convergences à droite comme à gauche

[France-politique.fr] Chronologie du Mouvement Démocrate (MoDem)

15 novembre 2011

La rigueur n'est pas une fatalité pour tous les responsables politiques

1481433971.jpgProposer un autre chemin que la politique de rigueur relève-t-il d'un discours de "doux rêveur", de "démagogue" ou de "populiste"? Non, répond Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République): "L'autre politique, la seule raisonnable, la seule connectée à l'économie réelle consiste au contraire à s'attaquer aux causes profondes de la dette, c'est-à-dire le manque de recettes budgétaires et sociales lié à la mondialisation qui nivelle tout par le bas et, pour la France et les pays du Sud de l'Europe, la politique suicidaire de l'euro cher qui a asphyxié un peu plus nos industries".

"La dette est devenue, pour les tenants de la politique réaliste, ce qu'était le ciel chez les Gaulois: elle pourrait nous tomber sur la tête et bien peu sont ceux qui cherchent à en contrôler la création ou à la faire payer aux plus puissants", poursuit André Bellon, ancien président socialiste de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale.

Dans un récent essai (1), celui qui préside aujourd'hui une "Association pour une constituante" dénonce les élus qui, en lieu et place du mandat octroyé par les citoyens, acceptent un mandat des marchés comme si ceux-ci "étaient des êtres vivants ou, du moins, comme s'ils étaient une force transcendantale à laquelle nul ne peut résister". Ce qui revient à "transférer la souveraineté populaire aux agences de notation", renchérit Jean-Pierre Chevènement (Mouvement républicain et citoyen).

Selon le gaulliste Nicolas Dupont-Aignan, "l'UMP et le PS ont démissionné et sont entrés dans la même logique d'austérité culpabilisatrice de Pierre Laval en 1935", c'est-à-dire une politique de déflation. "Le concours du sang et des larmes repart de plus belle", dénonce parallèlement le socialiste Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), estimant que "l'austérité a fait plus de dégâts en Grèce que la dette".

La même expression de Churchill avait été employée par Marine Le Pen dans une lettre adressée cet été à Christine Lagarde, directrice générale du FMI. "Le projet de redressement que je propose aux Français est en même temps un projet d'espérance, écrit la présidente du Front national. Je ne me résous pas à la rigueur, à la dette, au marasme social et à l'austérité sans fin. Je refuse d'offrir comme seule perspective à mon peuple de la sueur et des larmes."

Comparant le énième plan de rigueur du gouvernement à "une nouvelle saignée pour l'économie française", Jean-Pierre Chevènement entend également offrir un autre horizon que celui "d'une austérité à perpétuité" dans le seul but de conserver la note "triple A" de la France.

Au-delà de l'affirmation que la politique de rigueur n'est pas une fatalité, les alternatives économiques avancées présentent cependant des convergences et des divergences. Tous plaident en faveur de l'abrogation de la loi de 1973 obligeant la France à emprunter sur les marchés financiers, alors qu'auparavant elle pouvait directement emprunter auprès de la Banque de France sans payer d'intérêts ou à un taux bien inférieur à celui des marchés.

Afin de "démondialiser" et de "relocaliser" la production, le protectionnisme est la solution commune, mais Jean-Pierre Chevènement, Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan l'envisagent à l'échelon national, là où Jean-Luc Mélenchon (comme Arnaud Montebourg) le propose à l'échelon européen.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon souhaite une dévaluation de l'euro, tandis que Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan veulent en sortir. Jean-Pierre Chevènement, lui, laisse les deux portes ouvertes: "Soit on réforme l'architecture de la monnaie unique, soit on ne peut pas car l'Allemagne s'y refuse et alors il faut envisager la mutation de la monnaie unique en une monnaie commune". Rappelant, non sans malice, que cette dernière correspondait à l'option originellement défendue par Pierre Bérégovoy à gauche et Édouard Balladur à droite.

Laurent de Boissieu
La-Croix.com, 09/11/2011

(1) Ceci n'est pas une dictature, Mille et une nuits, 179 pages, 10 €.

04 novembre 2011

Cartographie électorale: élections présidentielles

Très chers lecteurs,

Ce blog est un peu silencieux car j'ai enfin trouvé le moyen d'utiliser une partie (une partie seulement, car je n'ai pas de carte vectorielle des cantons ou des circonscriptions législatives) de mes archives électorales qui dormaient dans des fichiers Excel:

Bonne lecture!

(des cartes sur les "petits" candidats suivront)

23 octobre 2011

Hollande 39% // Sarkozy 24% // Le Pen 14%

Sondage élection présidentielle 2012:

LH2-2011-10-21.gif

 

Premier tour

Nathalie
Arthaud
LO 0,5 Extrême gauche
0,5%
 
Philippe
Poutou
NPA 0%
Jean-Luc
Mélenchon
PG+PCF 6,5% Gauche
50,5%
François
Hollande
PS+PRG 39% Pensée dominante
78,5%
Eva
Joly
EELV 5%
Corinne
Lepage
CAP21 0% Centre
8,5%
François
Bayrou
MoDem 8,5%
Dominique
de Villepin
RS 1,5% Majorité Présidentielle
26%
Droite
26,5%
Hervé
Morin
LNC 0,5%
Nicolas
Sarkozy
UMP 24%
Christine
Boutin
PCD 0%
Nicolas
Dupont-Aignan
DLR 0,5%  
Marine
Le Pen
FN 14% Extrême droite
14%

 

Second tour
François Hollande 60%
Nicolas Sarkozy 40%

 

Sondage LH2 réalisé pour Yahoo! les 21 et 22 octobre auprès d'un échantillon de 953 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas.

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