19 avril 2012
Résultats avant 20h. Ou pas.
Trois bonnes raisons de ne pas diffuser avant 20h les estimations des résultats de l'élection présidentielle (1):
1) Par respect envers mes concitoyens qui ne sont pas encore allés voter (ce qui soulève la question de l'unification de l'heure de fermeture des bureaux de vote, à laquelle je suis favorable).
2) Par respect de la confiance des sondeurs qui m'ont communiqué leurs estimations avant 20h. Une des grandes contraintes du journalisme "papier", c'est l'heure de bouclage. Comme tout journaliste, il m'arrive donc très souvent de recevoir sous embargo un discours, un rapport ou une étude avant l'heure du prononcé ou de la publication lorsque celle-ci sera hors bouclage (2). Bref, pour un journaliste perdre la confiance de ses contacts pour une question d'ego ("être le premier à briser l'embargo") serait suicidaire.
3) Par respect d'une loi légitime (cf. point 1). Je suis d'ailleurs à cet égard choqué par un chef de l'État qui déclare que cela ne le "choque pas" qu'un délit soit commis...
(1) La question ne s'est pas posée pour moi avec l'apparition des réseaux sociaux, puisque j'anime depuis 2000-2001 mon site france-politique.fr, pleinement actif dès l'élection présidentielle de 2002.
(2) En l'espèce, La Croix éditera dimanche soir trois éditions, dont l'une pour laquelle la remise des articles est fixée au plus tard à 20h15 (sachant que toute la copie ne peut pas arriver en même temps à cette heure limite...).
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18 novembre 2011
Implantation électorale de Christine Boutin et du Parti Chrétien-démocrate
Après la cartographie électorale des élections européennes et la cartographie électorale des élections présidentielles, je vais publier sur mon site France-politique.fr des cartographies par force politique.
Pour commencer, malgré le peu de données, l'implantation de Christine Boutin et du Parti Chrétien-démocrate (PCD):
16:48 Publié dans élections, Internet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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16 novembre 2011
Parachutage sans pudeur
Je ne comprends pas la "pudeur" de certains de mes confrères qui n'osent pas écrire parachutage sans guillemets.
Parler de parachutage, c'est pourtant un constat, ce n'est pas une prise de position: un parachutage en politique, c'est quand un élu change de circonscription d'élection.
Par exemple un député élu dans la 4e circonscription de la Sarthe ou un sénateur de la Sarthe qui est parachuté dans la 2e circonscription de Paris; ou une adjointe au maire de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) qui est parachutée dans la 6e circonscription de Paris.
Et rien de moins compréhensible que la réaction hostile de celles et ceux qui sont déjà implanté(e)s sur la nouvelle terre de la ou du parachuté(e).
23:56 Publié dans Internet | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note |
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07 novembre 2011
Cartographie électorale: élections européennes
Nouveautés sur mon site France-politique.fr:
- Carte des résultats des élections européennes de 2009 en France
- Carte des résultats des élections européennes de 2004 en France
- Carte des résultats des élections européennes de 1999 en France
- Carte des résultats des élections européennes de 1994 en France
- Carte des résultats des élections européennes de 1989 en France
- Carte des résultats des élections européennes de 1984 en France
- Carte des résultats des élections européennes de 1979 en France
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04 novembre 2011
Cartographie électorale: élections présidentielles
Très chers lecteurs,
Ce blog est un peu silencieux car j'ai enfin trouvé le moyen d'utiliser une partie (une partie seulement, car je n'ai pas de carte vectorielle des cantons ou des circonscriptions législatives) de mes archives électorales qui dormaient dans des fichiers Excel:
- Carte des résultats de l'élection présidentielle de 2007
- Carte des résultats de l'élection présidentielle de 2002
- Carte des résultats de l'élection présidentielle de 1995
- Carte des résultats de l'élection présidentielle de 1988
- Carte des résultats de l'élection présidentielle de 1981
- Carte des résultats de l'élection présidentielle de 1974
- Carte des résultats de l'élection présidentielle de 1969
- Carte des résultats de l'élection présidentielle de 1965
Bonne lecture!
(des cartes sur les "petits" candidats suivront)
09:37 Publié dans élection présidentielle, élections, Internet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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08 octobre 2011
Journaliste politique: aller voter ou ne pas aller voter à la primaire PS-PRG?
Une consœur m'a appelé la semaine dernière dans le cadre d'un article sur les journalistes politiques et la primaire PS-PRG: aller voter ou ne pas aller voter?
Je n'ai pas souhaité lui répondre. Pour une raison toute simple: si je vais voter ou si je ne vais pas voter, c'est une décision de citoyen, pas une décision de journaliste. Bref, cela n'a absolument pas à figurer dans un article sur la primaire ...et les journalistes politiques.
Ceci dit, je comprends mes confrères médiatiques qui ne veulent pas aller voter, et je trouve à ce propos la réponse à Rue89 d'Edwy Plenel très pertinente et intelligente:
"Je suis le porte-drapeau de Mediapart, de ses journalistes et de ses lecteur multiples: socialistes, écolos ou gaullistes sociaux. Le site est lu par toutes les nuances de l'opposition. Comme je représente cette collectivité et que je ne souhaite pas l'engager par ma présence, je ne voterai pas. Les journalistes de Mediapart, eux, sont libres de faire ce qu'ils veulent. Il n'y a pas de consigne."
N'étant pas un journaliste médiatique et ne couvrant pas la gauche (la problématique serait différente pour moi s'il s'agissait d'une primaire à droite ou au centre, avec potentiellement des militants qui m'identifieraient), je peux donc tranquillou décider en mon âme et conscience de citoyen d'aller voter ou de ne pas aller voter (mon choix est d'ailleurs fait).
Quoi qu'il en soit, je me permets de reprendre ci-dessous trois remarques que j'avais postées en commentaire du blog de David Desgouilles, qui m'avait amicalement interpellé dans une de ses notes:
1) L'engagement à signer pour voter à la primaire n'est pas "je suis de gauche" mais "je me reconnais dans les valeurs de la gauche et de la République" – notons au passage que cela signifie qu'on pourrait, dans l'esprit du PS et du PRG, se reconnaître dans les valeurs de la gauche mais pas dans celles de la République, bref que les valeurs de la République ne seraient donc pas par définition contenues dans celles de la gauche.
2) On ne sait pas trop quel est le lien entre "les valeurs" et "le projet": ce projet n'est-il que la déclinaison de ces valeurs ou est-ce en sus? Quoi qu'il en soit, je connais peu de militants non de gauche – c'est-à-dire du centre ou de droite – qui ne se reconnaîtraient pas dans "le projet d'une société de liberté, d'égalité, de fraternité, de laïcité, de justice et de progrès solidaire". Après, tout dépend il est vrai de la définition que l'on donne à ces mots, de la hiérarchisation que l'on établit entre eux et des moyens que l'on privilégie pour les réaliser. Impossible toutefois pour le PS et le PRG de rentrer dans ces détails, car certains candidats à la primaire défendent des options inconciliables.
3) Le PS précise de toute façon que signer la charte d'adhésion aux valeurs de la gauche n'oblige pas de voter pour le candidat désigné puisque "dans le secret de l'isoloir, le vote est bien sûr libre": "Si vous avez voté à la primaire, cela ne vous contraint en aucune manière".
23:03 Publié dans > PS, PRG, Internet, personnel | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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17 septembre 2011
LCI Matin Week-end
"À l'occasion de l'université de rentrée du MoDem, Laurent de Boissieu, journaliste politique à La Croix, analyse sur LCI la stratégie de François Bayrou"
https://www.facebook.com/video/video.php?v=10150294226611...
12:01 Publié dans > MoDem, CAP21, Internet, personnel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, centre, modem, françois bayrou |
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13 septembre 2011
"Connerie ou pas connerie?" Connerie
Voici le descriptif de l'application payante pour iPhone "Juif ou pas Juif?": "Listées pour vous des milliers de personnalités juives (de part leur mère), à "moitié juive" (de part leur père), ou converties. Représentant plus de 50 pays, elles sont regroupées dans des catégories variées comme le cinéma, la musique, le business, les prix Nobels, les journalistes, les politiciens, les scientifiques, les sportifs etc…"
Et voici ses fonctionnalités:
"- Recherche avec juste une partie du Nom, avec résultats instantanés.
- Voir toutes les personnalités d'une catégorie, triées par nationalité.
- Découvrez qui sont les Juifs les plus populaires du moment !
- Mode aléatoire pour découvrir une nouvelle personnalité juive.
- Liens direct vers Wikipedia pour en apprendre plus sur une personnalité.
- Recherche de la filmographie des acteurs ou réalisateurs avec Allociné.
- Recherche d'images avec Bing.
- Des données mises à jour constamment pour éviter au maximum les erreurs.
- Rajoutez votre Nom dans le "Hall of Fame" en trouvant des erreurs ou des personnes manquantes !
- En bonus : une collection de faits étonnants ou amusants sur les Juifs dans le monde."
Autant dire que cette application me donne la nausée:
1) Elle peut être détournée par les antisémites.
2) Elle ne respecte pas les libertés individuelles (ni les obligations de la loi "informatique et libertés") puisque les personnes listées ne l'ont pas été volontairement.
3) Elle est anti-humaniste car elle se fonde sur une vision essentialiste (et non existentialiste) du judaïsme (sauf pour les convertis), enfermant quelqu'un dans la religion de ses parents quelles que soient ses propres convictions religieuses (peu importe la définition interne: un peu comme si une application "Catholique ou pas Catholique?" listait toutes les personnes ayant été baptisées enfant et pas seulement les adultes pratiquants).
4) Elle est anti-républicaine en participant à l'introduction du communautarisme anglo-saxon en France.
20:47 Publié dans Internet | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note |
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08 août 2011
Les journalistes sont-ils des êtres humains et des citoyens?
Les réflexions autour de l'expression des journalistes en dehors du support qui les emploie se multiplient avec la montée en puissance des réseaux sociaux en général et de Twitter en particulier:
-
Dans quelle mesure cette parole extérieure engage-t-elle notre rédaction?
-
La liberté d'expression du journaliste est-elle totale ou doit-elle être encadrée au nom d'un devoir de réserve?
Or, cela fait plus de dix ans que je me pose ces questions, c'est-à-dire depuis que j'ai lancé mes propres sites Internet sur la vie politique (je pense être chronologiquement le deuxième journaliste politique français présent à titre personnel sur Internet, après le pionnier Éric Dupin).
Voici mon rapide retour d'expérience, en ayant bien conscience que je ne fais qu'effleurer ces problématiques.
Outre un site - ou plutôt une page! - associative en 1999, j'ai créé mes premiers sites en 2000. À la recherche d'un emploi stable, j'avais alors opté pour l'anonymat ou le pseudonyme. Ces premiers sites ne sont quasiment plus mise à jour, à l'exception de gaullisme.net que j'ai sommairement repris l'année dernière sous forme de blog, en précisant d'ailleurs à cette occasion mon identité.
Mon site France-politique.fr (lancé en 2001) ne pose pas de question particulière, puisqu'il s'agit en quelque sorte d'une base de données politique: résultats électoraux, chronologies, etc.
À une époque où nos audiences étaient grosso modo comparables, sur proposition de Bruno Frappat, alors directeur de La Croix, nous avions établis pour l'élection présidentielle de 2002 avec le site la-croix.com des échanges de liens croisés. Depuis, le seul lien qui existe est un lien sortant de mes différents sites vers celui de la-croix.com à partir des pages "à propos".
Les véritables questions ont commencé à se poser avec la création de mon blog iPolitique.fr, en janvier 2006. Un des principes de base du journalisme est en effet la séparation dans l'écriture entre ce qui relève du rubricard, qui rapporte des faits et les analyse, et de l'éditorialiste, qui commente l'actualité et livre son opinion. Or, sur mon blog, contrairement à La Croix, je suis aussi bien l'un que l'autre. Avec, donc, une ligne éditoriale qui n'est pas forcément toujours celle du quotidien qui m'emploie.
Président de France Télévision, Rémy Pflimlin entend ainsi encadrer la liberté d'expression des journalistes de son entreprise: "Un journaliste est une signature, qui est identifiée à la maison. Quelqu'un qui signe sous son nom, sur un blog ou sur Twitter, engage son statut de représentant de la télévision publique. Il est tenu au respect des règles professionnelles. S'il émet une opinion personnelle en contradiction avec celle de l'entreprise, cela posera problème." (JDD)
Ma consœur Morgane Tual rétorque à ce propos que "les frontières entre vie professionnelle et vie privée ont bougé": "On n'est plus, de 9h à 19h, le prototype du journaliste parfait, pour devenir un anonyme une fois gentiment rentré chez lui. Notre identité virtuelle nous poursuit. Cela signifie-t-il que l'on est journaliste 24/24h? Non, mille fois non. Quand je tweete ivre à trois heures du matin, je ne suis pas journaliste. Mais je suis toujours une internaute, qui publie du contenu en ligne. Et je ne vois pas de quel droit mon entreprise aurait le droit de s'immiscer là-dedans."
Il n'en demeure pas moins que je me suis personnellement fixé des limites sur mon blog:
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Bien entendu – est-ce nécessaire de le mentionner? – comme toute parole publique aucune critique et aucun dénigrement de mon employeur.
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Pas de prise de position ou d'appel à voter en faveur d'un parti politique ou d'un candidat: si l'objectivité est une chimère (la subjectivité commence dès le choix des mots), le journaliste politique se doit pour être crédible de ne pas être partisan et militant.
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Pas d'écarts déraisonnables avec la ligne éditoriale de La Croix: même si je précise dans la page "à propos" qu'il s'agit d'un "blog créé à titre personnel, sans lien avec la rédaction de La Croix", je me contrains à cette forme d'autocensure afin de ne pas heurter de front son lectorat sur des sujets qui lui sont sensibles. Par exemple, j'ai affiché mon hostilité au concept anti-laïque de "laïcité positive", mais je n'afficherais pas en l'état actuel des choses - en dehors de cette brève parenthèse aussitôt refermée - mon opposition, au nom de la République sociale et du principe d'égalité, à l'existence d'établissements scolaires privés sous contrat d'association avec l'État.
De fait, autant il m'arrive de recevoir des réactions de politiques à des notes de mon blog, autant je n'ai jamais reçu la moindre critique ou remarque négative de la part de ma hiérarchie (de toute façon, je suis sincèrement persuadé que ma présence sur Internet apporte une modeste pierre à la notoriété du quotidien La Croix).
Twitter, où j'ai fini par m'inscrire en septembre 2009, pose de nouvelles questions (lire à ce sujet "Pourquoi Twitter fait-il tellement peur à certains journalistes?" par Erwann Gaucher). Ni un blog, pour lequel rédiger une note demande un minimum de réflexion; ni le réseau social Facebook, où nous contrôlons qui lit nos réactions à chaud, raisonnées, ironiques ou futiles, sur tout et n'importe quoi.
Afin de bien signifier que mes tweets n'engagent que moi, je mentionne uniquement "journaliste politique | fondateur des sites france-politique.fr et europe-politique.eu". Même si, comme l'écrit encore Morgane Tual, c'est "limite prendre les gens pour des idiots, puisqu'avec une simple recherche sur Google, chacun peut savoir à quel média appartient le journaliste en question". Cette solution me semble toutefois aujourd'hui le meilleur compromis possible afin de garantir ma liberté d'expression: journaliste, je suis aussi un être humain avec ses coups de cœur ou de gueule, et un citoyen avec ses convictions.
13:10 Publié dans Internet, personnel | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note |
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24 juillet 2011
Réponse (indirecte) de Maitre Eolas
Voici ce que Maitre Eolas dit (dans mon dos) sur Twitter au sujet de ma précédente note:
" Aucun intérêt. Attaques ad hominem, et naïveté confondante: "je suis pas xénophobe, c'est juste que j'aime pas les étrangers" "
Trois commentaires:
1) Il me diffame et m'injurie publiquement ... puis m'accuse d'attaques ad hominem! Trop facile!
2) Sur le fond, soit Maitre Eolas a lu trop vite ma note soit il a un réel problème de compréhension ...ce qui serait bien inquiétant pour lui. Chacun jugera sur pièce.
3) Le plus énervant c'est que ses plus de 40.000 abonnés vont le croire sur parole alors qu'il suffit de lire ma note pour voir qu'en l'espèce il délire totalement en y décelant de la xénophobie (vu le niveau de certaines réactions, il y en a même qui seraient capables de penser qu'entre guillemets il s'agit d'une citation de ma note!). Ainsi va la vie du pot de terre diffamé et attaqué par le pot de fer.
00:08 Publié dans Internet, personnel | Lien permanent | Commentaires (39) | Envoyer cette note |
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