26 octobre 2012
Duel FN - PS: fin du clivage Copé - Fillon?
Mise à jour sur le sujet:
Jean-François Copé et François Fillon ont débattu sans s'opposer
Le jeu reste ouvert entre François Fillon et Jean-François Copé
En parcourant mon fil Twitter, il apparait que nous n'avons pas tous entendus la même chose quant à l'attitude de François Fillon en cas de duel de second tour entre le PS et l'UMP.
Pour les uns, François Fillon s'est rallié au "ni ni" (ni vote PS ni vote FN) de Jean-François Copé.
Pour les autres, dont je fais partie, François Fillon a maintenu sur ce point sa divergence avec Jean-François Copé.
La difficulté, c'est qu'il n'a pas exprimé explicitement ce qu'il a implicitement expliqué. Bref, il a maintenu le flou (et quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup...).
Résumons ce qu'a dit François Fillon:
1) "Jamais je ne voterai pour le FN, jamais je n'appellerai à voter pour ce parti"
2) "Je n'ai jamais voté à gauche"
3) "Je ne mets pas le PS et le FN sur le même plan".
4) "Une fois j'ai voté pour le front républicain, une fois, et je ne le regrette pas, parce que c'était pour Jacques Chirac en 2002"
Bref, j'en déduis que François Fillon pourrait appeler à voter pour le PS en cas de duel PS vs FN, même s'il n'a jusqu'à présent jamais voté à gauche puisqu'il n'a jamais personnellement été confronté à cette situation.
(Note sous réserve d'une réécoute de l'émission)
Ajout grâce à Pauline de Saint-Rémy (BFMTV), qui dispose déjà de l'enregistrement intégral: "Je n'appellerai jamais à voter Parti socialiste en tout cas en l'état de la gauche et du PS français", François Fillon.
Donc François Fillon est totalement incohérent sur ce point!
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22 octobre 2012
UMP-UDI = CDU-CSU?
Avec la création de l'Union des Démocrates et Indépendants (UDI), de plus en plus de personnalités de droite plaident en faveur d'une coalition UMP-UDI sur le modèle de la coalition CDU-CSU en Allemagne.
Ce qui semble intellectuellement séduisant ne serait en réalité absolument pas transposable en France.
L'Allemagne est un État fédéral. En vertu d'un accord entre les deux partis, la Christlich-Soziale Union in Bayern (CSU) ne peut ainsi se présenter aux élections qu'en Bavière, tandis que la CDU se présente partout ailleurs.
Or, même s'il existe en France des sensibilités différentes entre, par exemple, l'électorat de droite du Sud-Est et celui du Grand Ouest, une telle division géographique n'existe pas entre l'UMP et l'UDI. Qu'on en juge avec la répartition des 350 parlementaires UMP et des 64 parlementaires UDI:


Certains ancrages électoraux se dessinent, mais le chevauchement territorial est bien trop important entre les deux partis pour pouvoir envisager une coalition avec partage géographique sur le modèle de la droite allemande (il faudrait que les UMP des terres modérées adhèrent tous à l'UDI, et réciproquement sur le reste du territoire!).
D'autant plus que la présence d'un courant de centre droit au sein de l'UMP vient brouiller jusqu'aux différences idéologiques avec l'UDI. Finalement, la droite française n'en finit pas depuis 2002 de se poser la question suivante : la diversité doit-elle s’exprimer au sein d'un parti unique ou à travers une coalition composée de deux partis?
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