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01 octobre 2006

la vraie rupture de Laurent Fabius

"Si j'ai changé ? Oui, je l'assume complètement", a expliqué Laurent Fabius, vendredi dernier, lors de l'université de rentrée du courant Forces militantes pour la démocratie et le socialisme (FMDS).

 

On peut ne pas être d'accord avec les idées et les choix de Laurent Fabius. Mais il est suffisamment rare qu'un présidentiable reconnaisse avoir changé pour ne pas le souligner. Bien entendu, nul ne peut savoir, au fond, ce que pense réellement Laurent Fabius. Mais voilà une déclaration qui met au moins de la cohérence dans ses propos et son parcours : il y a bien eu, en 2002, une rupture idéologique personnelle.

 

On aurait pu, par exemple, attendre la même explication de la part de Nicolas Sarkozy lorsqu'il prononça, le 22 juin 2006, à Agen, un discours de rupture avec l'orientation économique et européenne de la France depuis 1983, gouvernements de gauche et de droite confondus. L'ancien balladurien aurait-il subitement été converti par Henri Guaino aux thèses de l'"autre politique" ? Dans une telle hypothèse, on aurait aimé entendre le président de l'UMP dire : "Si j'ai changé ? Oui, je l'assume complètement". Il n'en fut rien.

Peut-être tout simplement parce que, lui, au-delà du discours, il n'avait pas changé...

 

25 août 2006

Laurent Fabius

laurent fabius  

Créé par Caricature Zone

 

Laurent Fabius, l'ailier gauche

 

Ses atouts.

Laurent Fabius mise sur le débat d’idées pour faire la différence avec les autres candidats à l’investiture. Il est ainsi l’un des rares, avec Jack Lang, à avoir déjà publié l’armature d’un programme présidentiel. Défendant une ligne ancrée à gauche, il est l’unique représentant des plus de 40% de adhérents ayant voté contre le projet de Constitution européenne. Ce qui en faut aussi le seul à pouvoir tarir les candidatures de «gauche noniste» (Jean-Pierre Chevènement, José Bové). Enfin, l’ancien premier ministre (1984-1986) est soutenu par un courant soudé (seule défection : Michel Vauzelle), animé par Claude Bartolone et élargi à des partisans du «non» comme Jean-Luc Mélenchon, l’ex-popereniste Alain Vidalies ou Marie-Noëlle Lienemann. Sa motion avait obtenu plus de 20% au congrès du Mans, en novembre 2005.

 

Ses faiblesses.

À la traîne dans les sondages, Laurent Fabius ne parvient pas à faire décoller sa candidature dans l’opinion. Ancien représentant - avec Dominique Strauss-Kahn - de l’aile droite du PS, son passage à l’aile gauche du parti, depuis le référendum sur la Constitution européenne, est considéré par certains militants comme plus opportuniste que sincère. D’autres militants ne lui pardonnent pas d’avoir milité pour le «non», à l’encontre de la ligne majoritaire du parti.