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10 septembre 2008

Jeff Koons brise la glace

Pauvres touristes du monde entier venus visiter le château de Versailles....

Je n'ai rien contre l'art contemporain, mais, franchement, je me demande ce que les oeuvres de Jeff Koons (dont j'apprécie certaines réalisations) viennent faire dans la Galerie des Glaces du château de Versailles.

Au risque de passer pour un fieffé réactionnaire, je fais partie de ceux qui ont mis du temps à s'habituer aux Pyramides du Louvres (je vous rassure : maintenant ça va) et qui ne se sont pas encore habitués aux Colonnes de Buren (en plus, qui vieillissent si mal), pas en tant que telles mais placées dans la cour d'honneur du Palais Royal.

Si je vais un jour en Inde et que je visite le Taj Mahal, je serais profondément en colère de voir du Jeff Koons se refléter sur le marbre blanc...

 

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17 avril 2008

Je n'ai pas lu Césaire

Aimé Césaire est mort. Tout le monde lui rend hommage. Des voix sélèvent pour demander son entrée au Panthéon.

Mais combien ont vraiment lu ses oeuvres? Pas moi, je l'avoue. Je suis assez hermétique à la poésie, que ce soit celle d'Aimé Césaire, d'Arthur Rimbaud ou de Jules Supervielle.

Et combien savent vraiment ce que représente le concept de "négritude", à la limite de la promotion du multicuralisme et d'une vision essentialiste de l'individu réduit à sa couleur de peau et enfermé dans sa race supposée (concept racialiste d'"identité noire", tout aussi insupportable pour un humaniste que celui d'"identité blanche" - celui qui se dit "fier d'être noir" m'inquiète donc tout autant que celui qui se dit "fier d'être blanc").

Non, d'Aimé Césaire je ne connais que le parcours politique du maire de Fort-de-France qui démissionna du PCF en 1956 pour fonder ensuite un parti politique autonomiste.

"Mon" Aimé Césaire à moi, ce n'est cependant pas le président du Parti Progressiste Martiniquais (PPM). "Mon" Aimé Césaire à moi, c'est le député de la nation qui défendit au Parlement la loi de départementalisation du 19 mars 1946. La France tournait alors enfin le dos au colonialisme en Martinique.

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08 mars 2007

dictionnaires politiques

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Dictionnaires de la droite, de la gauche, de l'extrême gauche et de l'extrême droite, Larousse, 4 volumes, entre 264 et 310 pages, 18 euros chacun.

 

Voilà une initiative d'édition comme on aimerait en voir plus souvent ! Si les dictionnaires sont à la mode, les quatre dictionnaires politiques que vient de publier Larousse - sur la droite (sous la direction de Xavier Jardin), la gauche (Henri Rey), l'extrême droite (Erwan Lecoeur) et l'extrême gauche (rédigé par Serge Cosseron) - méritent une place sur les tables de chevet en ces temps d'échéances électorales.

Chaque ouvrage se divise en trois parties : la présentation, sous forme de questions, de la famille politique concernée ("Existe-t-il plusieurs droites en France aujourd'hui ?", "La droite française est-elle libérale ?", "L'UDF est-elle encore de droite ?", "Le socialisme français résistera-t-il au libéralisme ?", "L'extrême gauche en France : une anomalie européenne ?"...), les "temps forts" de cette famille et, enfin, le dictionnaire proprement dit.

Ce dernier passe en revue trois types d'entrées : les personnalités, les organisations et les mots. Le lecteur peut ainsi, soit naviguer de renvois en renvois au sein d'une même famille politique, soit, démarche particulièrement intéressante que permet cette publication, comparer les interprétations propres à chaque famille politique d'un même mot présent dans plusieurs dictionnaires : "modèle social français", "rupture", "Europe"...

Rédigés par des spécialistes reconnus de la vie politique française (à l'exception de celui sur l'extrême gauche), ces dictionnaires, même s'ils peuvent laisser sur leur faim les lecteurs les plus avertis, ont été écrits avec un grand souci de pédagogie, ce qui en font des ouvrages de qualité universitaire mais accessibles au public le plus large.

 

Laurent de Boissieu

© La Croix, 05/03/2007