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26 mars 2011

Rappel des résultats du premier tour des élections cantonales

Résultats recalculés par mes soins
Tous droits réservés Laurent de Boissieu - iPolitique.fr

1er tour voix %
extrême gauche (NPA, POI...) 50.963 0,56% 0,56%

49,51%

Front de gauche élargi (CTG, GLE) 9.650 0,11%

9,03%

Front de gauche (PCF, PG, GU) 817.171 8,92%
PS 2.284.967 24,94%

31,76%

PRG 135.958 1,48%
divers gauche (MRC...) 488.651 5,33%
EELV 748.098 8,17% 8,17%
divers écologistes (Cap21, AEI...) 41.905 0,46% 0,46%

3,53%

régionalistes 48.468 0,53% 0,53%
divers 121.175 1,32% 1,32%
MoDem 111.887 1,22% 1,22%
divers majorité présidentielle (NC, LGM...) 500.031 5,46%

31,73%

46,96%

UMP 1.554.744 16,97%
divers droite (DLR...) 852.231 9,30%
FN 1.379.249 15,06%

15,23%

divers extrême droite (Ligue du Sud, Identitaires...) 15.456 0,17%
Total 9.160.604  

N.B.: en ce qui concerne EELV, la différence avec ma carte électorale par départements provient de candidats Cap21 soutenus par EELV que j'ai reclassés en divers écologiste

Comparaison avec les statistiques du ministère de l'Intérieur:

-> Élections cantonales 2011 [France-Politique.fr]

25 mars 2011

FN: 5 triangulaires et 394 duels

Présence comparée du FN au second tour des élections cantonales de 2011 et 2004:

  élections cantonales 2004 élections cantonales 2011  
Quadrangulaires 4 0 -4
Triangulaires 215 5 -210
Duels FN-gauche 41 57 266 394 +225 +337
Duels FN-droite 16 128 +112
Total 276 399 +123

 

Duels FN-...
PCF 38 266 394
PS 203
PRG 10
dvg 13
EELV 2
NC 5 128
UMP 90
dvd 33

 

Sources: Ifop pour 2004 et AFP pour 2011

[j'avais prévu d'autres notes pour cette fin de semaine - et je devais également participer ce vendredi à un séminaire sur "les journalistes et leurs blogs" - mais mes problèmes informatiques ont bouleversé mon emploi du temps... d'ailleurs mon ordinateur ne démarre toujours pas :(]

Le Front de Gauche aux élections cantonales

Moyenne nationale : 9,03%

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Candidatures du Front de Gauche

Ministère de l'Intérieur Calculs personnels
COM 1.374

1.638

PCF 1.335 1.638
    PCR-A 21
    MPM 2
PG 264 PG 226
    GU 26
    ADS 2
    AE 1
    GUPB 1
    dvg 24

 

Résultats du Front de Gauche

Ministère de l'Intérieur Calculs personnels
COM 724.911

817.297

8,92% FDG 821.945

8,97%

PG 92.386

 

Front de Gauche élargi

  candidats voix %
FDG 1.638 1.687 821.945 835.283 8,97 9,12
RV+NPA+FDG 1 292 0,00
FASE+FDG 1 98 0,00
FASE+NPA+FDG 2 464 0,01
ALT+FDG 11 2.424 0,03
ALT+NPA+FDG 4 1.567 0,02
NPA+FDG 27 7.034 0,08
PCOF+FDG+NPA 1 319 0,00
dvexg+NPA+FDG 2 1.140 0,01

N.B.: le Front de Gauche revendique par ailleurs le soutien à au moins un PS (1.059 voix), quatre Europe Écologie Les Verts (1.792 voix au total) et quatre MRC (693 voix au total).

24 mars 2011

[Message de service]

Cela tombe très très mal:

- mardi soir, pas de connexion Internet à cause d'une maintenance de mon FAI.

- mercredi soir, impossible de démarrer mon ordinateur perso (avec toutes mes données politiques...):

"WINDOWS n'a pas pu démarrer car le fichier suivant est manquant ou endommagé: <Racine Windows>/system32/hal.dll Veuillez réinstaller une copie du fichier ci-dessus".

(peut-il y avoir un lien entre les deux? que faire, sachant qu'XP était préinstallé à l'achat et que je n'ai pas de CD-ROM?)

 

Bref, je n'ai pas pu exploiter toutes les données collectées pourtant cette année de façon plus rapide que ma méthode habituelle grâce à Pierrick P. (que je remercie encore!).

 

J'ai juste mis en ligne cette nuit quelques cartes réalisées sur mon ordinateur portable pro:

Cartes des résultats départementaux du PS aux élections cantonales

Carte des résultats départementaux de l'UMP aux élections cantonales

Carte des résultats départementaux du FN aux élections cantonales

Carte des résultats départementaux d'Europe Écologie Les Verts (EELV) aux élections cantonales

(en attente d'affiner les résultats pour le Front de Gauche)

23 mars 2011

Les 20 meilleurs scores départementaux du FN aux élections cantonales

Moyenne nationale : 15,06%

VAR (83) 27,54
BOUCHES DU RHONE (13) 26,86
VAUCLUSE (84) 25,84
ALPES MARITIMES (06) 25,42
AUBE (10) 24,80
GARD (30) 24,51
OISE (60) 24,21
AISNE (02) 23,66
MOSELLE (57) 23,33
NORD (59) 23,09
HERAULT (34) 22,93
PAS DE CALAIS (62) 22,86
SEINE ET MARNE (77) 21,64
LOIRET (45) 21,61
MARNE (51) 21,54
HAUTE MARNE (52) 21,37
LOIRE (42) 21,18
PYRENEES ORIENTALES (66) 20,76
AUDE (11) 20,60
EURE (27) 20,30

Tous droits réservés Laurent de Boissieu

Les 20 meilleurs scores départementaux d'Europe Écologie Les Verts aux élections cantonales

Moyenne nationale : 8,22%

LOIRE ATLANTIQUE (44) 15,35
ILLE ET VILAINE (35) 15,11
HAUTE SAVOIE (74) 14,70
RHONE (69) 14,25
VAL DE MARNE (94) 14,09
YVELINES (78) 13,91
ISERE (38) 13,52
DROME (26) 13,03
TERRITOIRE DE BELFORT (90) 12,79
BAS RHIN (67) 12,47
HAUTE GARONNE (31) 12,01
SAVOIE (73) 11,60
ESSONNE (91) 11,53
GIRONDE (33) 11,37
FINISTERE (29) 11,27
HAUTS DE SEINE (92) 11,16
VENDEE (85) 11,16
ARDECHE (07) 11,07
VAL D'OISE (95) 10,07
GARD (30) 10,04

Tous droits réservés Laurent de Boissieu

Les 20 meilleurs scores départementaux de l'UMP aux élections cantonales

Moyenne nationale : 16,97%

ALPES MARITIMES (06) 34,05
DOUBS (25) 33,90
YVELINES (78) 33,61
SARTHE (72) 30,94
BAS RHIN (67) 30,42
MORBIHAN (56) 28,26
CHARENTE (16) 28,07
VAR (83) 27,77
TERRITOIRE DE BELFORT (90) 27,72
VAL D'OISE (95) 27,32
CANTAL (15) 27,11
HAUTS DE SEINE (92) 26,93
AUBE (10) 26,17
HAUTE SAONE (70) 26,14
LOT ET GARONNE (47) 25,88
EURE ET LOIR (28) 24,32
OISE (60) 23,61
JURA (39) 23,49
SAONE ET LOIRE (71) 23,38
HAUT RHIN (68) 22,57

N.B.: 33,36% à Mayotte

Tous droits réservés Laurent de Boissieu

Les 20 meilleurs scores départementaux du PS aux élections cantonales

Moyenne nationale : 24,94%

LANDES (40) 46,84
ARIEGE (09) 43,09
GERS (32) 41,76
AUDE (11) 39,47
NIEVRE (58) 39,06
CREUSE (23) 38,75
DORDOGNE (24) 38,38
GIRONDE (33) 37,87
DEUX SEVRES (79) 37,87
HAUTE GARONNE (31) 36,54
COTES D'ARMOR (22) 34,89
ALPES DE HAUTE PROVENCE (04) 34,88
LOIRE ATLANTIQUE (44) 34,80
HAUTE VIENNE (87) 34,34
CHARENTE (16) 34,28
ILLE ET VILAINE (35) 33,94
CORREZE (19) 33,94
LOT (46) 32,21
ARDECHE (07) 32,01
SAONE ET LOIRE (71) 31,31

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22 mars 2011

Cantonales: la valse des étiquettes

Un jour, la France sera une grande démocratie: ses citoyens iront voter ...et son ministère de l'Intérieur fournira de véritables statistiques électorales!

Pour le Cevipof comme pour mon site Europe-politique.eu, j'ai été fréquemment amené à travailler sur des résultats électoraux provenant d'autres État européens. Autant en France j'ai toujours eu des interlocuteurs efficaces et rapides au bureau des élections Place Beauvau, autant par comparaison les étiquettes politiques retenues pour les statistiques officielles ne sont pas dignes d'une démocratie moderne...

L'enjeu n'est, il est vrai, pas que technique: les gouvernements se sont souvent servis des "divers" comme variable d'ajustement des résultats électoraux...

 

En ce qui concerne les élections cantonales sous la Ve République, l'étiquette "Action locale" a d'abord brouillé les pistes entre majorité et opposition en 1961, 1964 et 1967.

Puis, pour le second tour des cantonales de 1970 (et en 1973), le ministère de l'Intérieur a subrepticement distingué les "divers gauche", les "divers modérés favorables à l'opposition" et les "divers modérés favorables à la majorité". Un vrai progrès pour l'intelligibilité des statistiques électorales!

"Artifice de présentation destiné à compenser la faiblesse des partisans organisés de la Majorité?, décryptait à l'époque Alain Lancelot dans la revue Projet. En partie sans doute, mais qui ne fait guère violence à la réalité; car les modérés sans étiquette sont certainement plus proches aujourd'hui de la vaste coalition de Centre droit qui soutient M. Pompidou que du petit noyau centriste d'appellation contrôlée que l'idéologie, l'humeur ou la fidélité rejettent dans l'opposition [NDLR: toute ressemblance avec des personnes ou des situations existante ne saurait bien entendu être que fortuite]. Quoi qu'il en soit, cette présentation est très significative des relations nouvelles qui tendent à s'établir entre la vie politique nationale et la vie politique locale puisque le ministère de l'Intérieur d'un gouvernement qui s'est pourtant attaché à dépolitiser au maximum la consultation cantonale considère qu'aucun candidat à un siège de conseiller général ne peut échapper à la summa divisio qui s'établit à l'occasion des élections législatives et présidentielles [NDLR bis: toute ressemblance avec des personnes ou des situations existante ne saurait bien entendu être que fortuite].

Aux élections cantonales de 1976, la majorité giscardienne invente un sigle nouveau et éphémère: "centre gauche majoritaire", qu'il convient en réalité de classer à droite. Concrètement, il s'agissait en effet de fournir un refuge aux ex-socialistes (Émile Muller, Max Lejeune, Éric Hintermann) et aux ex-radicaux de gauche (Henri Caillavet) ralliés à la majorité de droite - ce sont en quelques sortes les ancêtres de la Gauche moderne de Jean-Marie Bockel. Pour ces mêmes élections, la nuance est toutefois subtile entre les "divers droite" et les "divers modérés favorables à la majorité": cette dernière catégorie disparaîtra de fait en 1982 (après l'alternance)... avant de subitement réapparaitre cette année ("divers majorité présidentielle")!

 

Si les catégories "divers gauche" et "divers droite" (puis divers écologistes et divers extrême droite) se sont imposées, elles n'en posent pas moins un double problème:

 

1) Elles ne permettent pas de savoir combien de suffrages ont obtenu les partis politiques ainsi agrégés. Deux exemples.

C'est en 1988 que le FN est extrait de la catégorie "extrême droite", ce qui signifie que l'on ne sait pas combien de voix le parti lepéniste avait précédemment obtenu aux élections cantonales de 1982 (première émergence) et 1985. Pis, dans l'attente de me pencher sérieusement sur cette question, j'offre un verre à celui ou celle qui m'identifie l'unique élu d'extrême droite en 1982 (il n'est pas FN, j'ai toutefois une piste) et le second en 1985 (en sus du premier conseiller général FN, là je n'ai aucune piste).

Pour les cantonales de 2011, le ministère de l'Intérieur a rejeté la demande du Front de gauche de prendre en compte cette étiquette dans le classement des candidats par nuance politique: "Cette grille des nuances est régulièrement mise à jour pour tenir compte de la création de nouvelles formations politiques, explique la Place Beauvau. Elle a notamment pris en compte la création du Parti de Gauche. Elle ne peut en revanche s'adapter pour prendre en compte les alliances électorales entre partis politiques au risque de ne plus permettre d'analyser les scrutins sur le long terme. Ainsi, la création d'une nuance Front de Gauche aurait conduit à faire disparaitre la nuance Communiste présente dans les grilles d'analyse du ministère de l'Intérieur depuis plusieurs décennies." Un argument fallacieux, puisqu'il suffisait de détailler au sein du Front de gauche les candidats  PCF, PG, etc. Or, avec les statistiques du ministère de l'Intérieur, nous pouvons bien additionner ces deux catégories mais pas ajouter les candidats "divers gauche" du Front de gauche.

C'est pourquoi, j'essaye de prendre le temps à chaque scrutin (cf. les élections européennes de 2009 et les élections régionales de 2010) de retravailler les statistiques du ministère de l'Intérieur en affinant les étiquettes. J'espère trouver le temps de m'y atteler pour ces cantonales (combien de suffrages exprimés et d'élus éventuels pour le NPA, DLR, Cap21, l'AEI, etc.?) mais ce n'est pas gagné...

 

2) La bipolarisation de la vie politique française depuis le milieu des années soixante-dix avait au moins simplifié les analyses en ce qui concerne les grands équilibres politiques. Or, la renaissance, autour de François Bayrou, d'un centre véritable (c'est-à-dire au centre et pas à droite) est revenu compliquer les classements pour ces cantonales. Pour l'UDF, c'était simple: elle était à droite. Pour le MoDem, en revanche, nouveau centre d'opposition, les choses se compliquent...

C'est ainsi que, sans donner leurs noms mais seulement leurs départements, le MoDem revendique sur son site huit élus au premier tour (en fait neuf en croisant avec un autre communiqué du parti centriste, dans un département non cité). Or, le ministère de l'intérieur n'en comptabilise que deux: Philippe Rochoux (48) et Michel Dennemont (974). Les autres élus revendiqués par le MoDem (d'après mes recoupements) sont ainsi catalogués "divers droite" (cinq), "M" (un "Autres candidats majorité présidentielle") et "M-NC" (un "Majorité présidentielle-Nouveau Centre"). Ce dernier (Jean-François Leclet, Ardennes) était étiqueté UMP en 2004, et il me semble donc effectivement être proche du positionnement du Nouveau Centre.

Mais, pour les six autres ("divers droite" ou "divers majorité présidentielle"), la classification est plus problématique: il s'agit certes d'élus se revendiquant généralement d'une majorité départementale de droite, mais ce sont des membres du MoDem (ou apparentés: groupe Forces 64! des Pyrénées Atlantiques; groupe Centriste, Écologiste, Démocrate, Régionaliste et Européen - CEDRE - du Bas-Rhin) qui mériteraient davantage d'être classés "divers centre" que "divers droite", et surtout pas d'être additionnés (comme l'a fait Claude Guéant, ministre de l'Intérieur) avec l'UMP...

*
**

[Ajout à 10h45] Les élus MoDem du premier tour (décompte personnel):

- Jean-François Leclet (08) apparenté MoDem [précision de buildfreedom]

- Philippe Rochoux (48)

- Emmanuel Riehl (57) apparenté MoDem [précision de @RaphaelVuitton]

- Antoine Perrault (61)

- Bernard Dupont (64, Forces 64!) apparenté MoDem

- Jacques Pédehontaà (64, Forces 64!)

- Alice Morel (67, CEDRE) apparentée MoDem

- Jean-Jacques Weber (68)

- Michel Dennemont (974)

[Ajout 29/03] - Pierre-Marie Blanquet (12)

(NB: le troisième élu Forces 64! du premier tour, Beñat Inchauspe, est membre du Nouveau Centre)