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23 octobre 2010

Réforme des retraites: le vote éclaté des "petits" partis de droite et du centre

Petit point sur les votes divergents des parlementaires de partis de droite et du centre ne disposant pas de groupe parlementaire propre à l'Assemblée nationale et au Sénat:

 

1) Les parlementaires du MoDem:

- Assemblée nationale: 3 contre (Abdoulatifou Aly, François Bayrou, Jean Lassalle)

- Sénat: 5 abstentions (Denis Badré, Marcel Deneux, Jacqueline Gourault, Jean-Jacques Jégou, Jean-Marie Vanlerenberghe), 1-3 pour (Didier Borotra, Adrien Giraud, Anne-Marie Payet)

N.B.: en congé du MoDem, Nicolas About a voté pour - les sénateurs Adrien Giraud et Anne-Marie Payet oscillent entre le MoDem et l'Alliance centriste

 

2) Les parlementaires de République Solidaire:

- Assemblée nationale: 7 abstentions (Marc Bernier, Daniel Garrigue, François Goulard, Jean-Pierre Grand, Jacques Le Guen, Marie-Anne Montchamp, Jean Ueberschlag), 2 pour (Guy Geoffroy, Michel Raison)

- Sénat: 1 abstention (Pierre Jarlier)

 

3) Les parlementaires du MPF:

- Assemblée nationale: 2 abstentions (Véronique Besse, Dominique Souchet)

- Sénat: 1 pour (Philippe Darniche)

 

4) Les parlementaires de Debout la République:

- Assemblée nationale: 1 contre (Nicolas Dupont-Aignan), 1 abstention (François-Xavier Villain)

 

[Pour le vote par parti sur le texte définitif issu de la CMP, c'est ici]

21 octobre 2010

Réforme des retraites: réflexions en vrac

N'ayant pas le temps de rédiger une véritable note sur la réforme des retraites, quelques réflexions en vrac:

 

a) Petit rappel (cf. mon Twitter du 12 octobre): lors du Conseil européen des 15 et 16 mars 2002, aussi bien Jacques Chirac (PR, RPR) que Lionel Jospin (PM, PS) ont acté qu'"il faudrait chercher d'ici 2010 à augmenter progressivement d'environ cinq ans l'âge moyen effectif auquel cesse, dans l'Union européenne, l'activité professionnelle". C'est-à-dire 63 ans, comme le rappelle le site Internet du gouvernement luxembourgeois: "d'ici 2010 augmenter progressivement d'environ 5 ans l'âge moyen effectif de cessation d'activité professionnelle (58 ans actuellement)".

 

b) J'en ai marre d'entendre la majorité de droite répéter qu'il n'y a pas d'autre réforme des retraites possible (on peut jouer sur les autres paramètres ou proposer une réforme systémique) ou que "la réforme actuelle n'est ni de droite ni de gauche: c'est la réforme du bon sens" (François Fillon se prenant pour Jean-Pierre Raffarin), novlangue libérale et négation du débat d'idée. C'est passé presque inaperçu, mais le Sénat a justement adopté, mercredi, un amendement du rapporteur UMP Dominique Leclerc - reprenant mot à mot un amendement du groupe Union centriste - sur l'organisation "à compter du premier semestre 2013" d'"une réflexion nationale sur les objectifs et les caractéristiques d'une réforme systémique de la prise en charge collective du risque vieillesse".

 

c) J'en ai marre d'entendre l'opposition de gauche confondre "le peuple" et "la rue", et conférer à cette dernière davantage de légitimité que le bulletin de vote. Je suis d'ailleurs favorable à ce que le peuple se prononce directement par référendum sur les grandes réformes structurantes du pacte républicain. Ce qu'aurait pu être une vraie réforme des retraites, et pas ce nouveau sparadrap destiné à tenir jusqu'en 2018, comme me l'avouait un conseiller de Nicolas Sarkozy: "Vous avez eu les réformes de 1993, 2003 et 2010: vous aurez celle de 2018. En termes d'acceptabilité politique et sociale, la grande réforme qui règle tout n'est pas possible en France. Il faut donc faire une réforme tous les dix ans".

 

d) En tant que citoyen, je suis pour 1) l'abrogation des directives européennes de libéralisation des services publics et la restauration des services publics (=monopole d'État; les "services d'intérêt économique général" de l'UE ne sont pas des services publics) 2) l'interdiction du droit de grève lorsqu'il y a un monopole public: en démocratie, un fonctionnaire ou assimilé ne fait pas grève contre l'État, c'est-à-dire contre lui-même et ses compatriotes (l'État, c'est nous).

18 octobre 2010

Quelle réforme fiscale ?

N'ayant malheureusement pas le temps de le reproduire sur mon blog en ajoutant ce que j'ai coupé pour des raisons de place, je vous invite à lire mon article publié ce lundi dans La Croix sur la réforme fiscale:

La question fiscale revient au cœur du débat politique