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27 mai 2014

Réponse ouverte à François Asselineau

Prononcez le nom de "François Asselineau" devant un journaliste, et vous le verrez rigoler. Non pas en raison de ses idées, mais en raison du harcèlement que tout journaliste a subi un jour ou l'autre de la part de certains de ses militants, qui possèdent une forte propension à verser dans la paranoïa et le complotisme (même si ce ne sont certes pas les seuls).

Voici donc ce que François Asselineau écrit au sujet d'un de mes articles dans La Croix:

asselineau.jpg

 

Je trouve le propos très mal venu pour plusieurs raisons.

 

1. Je connais personnellement François Asselineau. Nous avons un ami commun (que je n'ai certes pas depuis vu quelques temps), et nous avons même déjà écrit il y a longtemps (tous les deux sous pseudonyme) dans un même journal (attention scoop!).

Bref, il aurait éventuellement pu m'appeler (mon numéro de mobile n'a pas changé). Je lui réponds donc ici, puisque c'est via Internet qu'il souhaite désormais communiquer.

 

2. François Asselineau se dit victime d'une "injustice du traitement médiatique" Il n'a pas complètement tort, et les chiffres qu'il avance parlent d'eux-mêmes. Certains confrères ont par exemple davantage parlé de listes anecdotiques présentes dans la seule région Île-de-France que de celles l'UPR pourtant en lice partout. Je me suis en outre déjà exprimé, et depuis longtemps (par exemple ici), à plusieurs reprises sur la question du traitement médiatique des "petits" candidats.

La vie politique me passionne et je recense actuellement 936 partis politiques (dont l'Union Populaire Républicaine) sur mon site Internet personnel. Autant que faire se peut (temps, place), je considère qu'il est de mon devoir de journaliste d'informer sur l'ensemble de l'offre politique, au moins lors des élections.

En ce qui concerne le scrutin européen de cette année, La Croix a notamment publié une présentation exhaustive des listes qui se présentaient dans toutes les circonscriptions, dont l'UPR.

lcr20140522.jpg

J'ai effectué ce mardi un travail de calcul du score national de toutes les listes, dont l'UPR, au-delà des chiffres imprécis du ministère de l'intérieur. François Asselineau a d'ailleurs retwitté ce travail... et l'a ensuite utilisé dans le texte où il dénonce mon article!

 

 

3. François Asselineau considère que je parle de son parti dans un article "très dépréciatif" et tendant à l'assimiler "à un mouvement d'extrême droite!".

De quoi s'agit-il exactement?

Dans la même semaine, La Croix a consacré un article à chacun des partis européens ayant désigné un candidat pour la présidence de la Commission européenne. À ces cinq articles, nous en avons ajouté un sur les partis dits eurosceptiques ou souverainistes, qui ne présentent pas de candidat à la Commission, en insistant sur l'hétérogénéité de ces formations qui vont des conservateurs britanniques aux néo-nazis grecs de l'Aube Dorée!

lcr20140516.jpg

Voici ce que j'écris ici sur l'UPR:

"En France, l'Union populaire républicaine de François Asselineau insiste pour utiliser l'article 50 du traité sur l'Union européenne qui dispose que «tout État membre peut décider de se retirer de l'Union»."

En quoi l'UPR est-elle ici assimilée à l'extrême droite? En quoi présenter sa mesure phare est-il dépréciatif?

Dans cette deuxième partie, je mentionne certes les partis de Geert Wilders (qui propose également une sortie de la construction européenne) et de Marine Le Pen, mais aussi de Nicolas Dupont-Aignan ainsi que le "modèle gaulliste" de la construction européenne. Bref, le sujet n'est absolument pas l'extrême droite.

Seule la troisième partie, où il n'est pas question de l'UPR, est consacrée à l'extrême droite (question du groupe au Parlement européen).

 

4. Enfin, voici pour info l'intégralité des mentions de l'UPR et/ou de François Asselineau dans La Croix:

17/01/2001 (A Paris, Jean Tiberi sort de son isolement): Outre cet appui attendu, Jean Tiberi a également obtenu le soutien du Rassemblement pour la France (RPF) de Charles Pasqua. En dépit des réticences d'une partie de ses responsables parisiens. Avec le RPF, le maire de Paris reçoit ainsi le renfort d'une grande formation politique nationale. Les proches de Charles Pasqua ont obtenu cinq têtes de liste : Marie-Christine Lasnier (2e), Marie-Hélène Bry (10e), Alain Robert (12e), François Asselineau (19e) et Jean-Louis Arajol (20e). Quant à Jean-Philippe Hubin (7e), il se revendique aussi bien du souverainisme de Charles Pasqua que du libéralisme d'Alain Madelin.

29/10/2007 (A Paris, gauche et droite se mettent en ordre de bataille): Reste le nouveau groupe « Paris libre », issu, selon l’UMP, de « rivalités locales sans intérêt qui affaiblissent la droite ». Quatre de ses cinq membres viennent du 15e arrondissement, dont le maire ex-UMP René Galy-Dejean. « Contrairement à Françoise de Panafieu, nous ne voulons pas faire d’opposition systématique et nous réfléchissons à constituer des listes dans tous les arrondissements », rétorque l’élu du 19e arrondissement François Asselineau, qui vient de fonder son propre parti : l’Union populaire républicaine.

 04/07/2008 (L’UMP a rompu avec l’euroscepticisme): Au fil du temps, les gaullistes ont donc soit rallié l’actuelle construction européenne, soit créé leur propre parti, lorsqu’ils n’ont pas changé de position. Parmi les premiers se trouvent le chef du gouvernement, François Fillon, ou les ministres Gérard Larcher et Roger Karoutchi, fondateur du cercle République et Patrie. Parmi les seconds figurent le parlementaire européen Paul-Marie Coûteaux (Rassemblement pour l’indépendance et la souveraineté de la France), l’ancien conseiller de Paris pasquaïen François Asselineau (Union populaire républicaine) et le député Nicolas Dupont-Aignan. Ce dernier a quitté l’UMP l’année dernière et prépare, pour le 23 novembre prochain, le congrès fondateur de son parti, Debout la République. Des partis qui concurrencent à droite le Mouvement pour la France de Philippe de Villiers (ex-UDF), plus national-libéral que gaulliste.

17/12/2010 Les « eurosceptiques » en France: - Mouvement républicain et citoyen (MRC): créé par Jean-Pierre Chevènenement après son départ du PS pour s’opposer au traité de Maastricht (1992). - Mouvement pour la France (MPF): créé en 1994 par Philippe de Villiers (ex-UDF) pour prolonger son opposition au traité de Maastricht. - Debout la République: club fondé en 1999 afin de rassembler au sein du RPR les adversaires du traité d’Amsterdam. Son président, le député Nicolas Dupont-Aignan, a démissionné en janvier 2007 de l’UMP. Il est « candidat à la présidentielle de 2012 pour sortir de l’euro ». - Rassemblement pour l’indépendance et la souveraineté de la France (RIF): lancé en 2003 et présidé par Paul-Marie Coûteaux. - Union populaire républicaine (UPR): créée en 2007 par François Asselineau après la disparition du RPF pasquaïen, elle estime que « la France doit sortir de l’Union européenne ». - Parti de gauche (PG): lancé en 2008 par Jean-Luc Mélenchon (ex-PS) dans la foulée de son opposition au traité constitutionnel (2005). - D’autres partis n’ont pas été créés sur le fondement d’une opposition à un traité européen, mais soutiennent une ligne « eurosceptique » : FN, PCF, Chasse, pêche, nature, traditions (CPNT).

08/04/2011 (La percée de Marine Le Pen divise les souverainistes): « Se rapprocher du FN violerait notre charte fondatrice », tranche également François Asselineau, président de l'Union populaire républicaine et ancien conseiller de Paris pasquaïen. Cette charte « commande de n'attaquer personne en raison de ses convictions religieuses ou de ses origines », « refuse tout extrémisme et tout racisme », et « proclame son attachement à la Déclaration universelle des droits de l'homme ». Favorable à un retrait unilatéral de l'Union européenne tel que juridiquement prévu par l'article 50 du traité sur l'Union, François Asselineau souligne en outre qu'« il n'existe pas de possibilité juridique de sortie groupée de l'euro » telle que le propose le FN. Enfin, les uns et les autres estiment que l'extrême droite dessert en réalité la défense de la souveraineté nationale. « Le FN est un agent du système car il a ‘‘pestiféré'' l'idée d'une sortie de l'Union européenne en l'assimilant à un discours extrémiste, anti-arabe et anti-immigrés », regrette François Asselineau. « Marine Le Pen reste la meilleure alliée du système car elle ne peut l'emporter au second tour d'une présidentielle ni face au candidat de l'UMP, ni face à celui du PS », renchérit Nicolas Dupont-Aignan.

13/02/2012 (Parrainages, l'heure de vérité): D'autres, soumis aux mêmes difficultés, se sont résolus à jeter l'éponge, comme François Asselineau, président et fondateur de l'Union populaire républicaine (UPR), qui se désole d'avoir « suffisamment de parrainages pour y croire, mais pas assez pour les déposer ».

16/03/2012 (Ces « petits » candidats qui veulent se faire entendre): Si Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) a obtenu ses 500 parrainages, un autre souverainiste de sensibilité gaulliste les cherche toujours : François Asselineau. Fondateur de l'Union populaire républicaine, cet ancien conseiller de Paris proche de Charles Pasqua estime que les partis eurosceptiques, de droite comme de gauche, « critiquent certes les décisions bruxelloises mais n'en tirent pas les conséquences opérationnelles qui conviennent », puisqu'il est par exemple « juridiquement impossible de sortir de l'euro sans sortir de l'Union européenne ». Cohérent, ce haut fonctionnaire propose donc d'utiliser l'article 50 du traité qui prévoit que « tout État membre peut décider de se retirer ».

13/05/2013 (La langue de Shakespeare bouscule celle de Molière à l’université): L’argumentaire ne convainc pas les opposants à la réforme Fioraso qui craignent, au contraire, la marginalisation du français. Dans leurs rangs, des personnalités comme Michel Serres ou Jacques Attali, l’Académie française, le syndicat d’étudiants Uni-Met, classé à droite, ou l’Union populaire républicaine, un mouvement souverainiste revendiquant 9 000 signataires à sa pétition.

31/05/2013: Une pétition de l'UPR contre l'anglais à l'université. C'est l'Union populaire républicaine qui a lancé une pétition contre l'article 2 de la loi Fioraso sur l'enseignement supérieur, et non l'Union populaire française comme il a été écrit par erreur dans l'article « La langue de Shakespeare bouscule celle de Molière à l'université » (La Croix du 13 mai).

25/04/2014 (La France entre en campagne pour les élections européennes): Marine Le Pen ne cesse de le répéter: le FN ambitionne d'être « le premier parti » aux européennes. Un objectif qui n'est pas inatteignable, si l'on en croit les derniers sondages. D'autant plus qu'entre le FN et l'UMP, il n'existe plus de listes souverainistes fortes, à l'exemple de celles de Philippe de Villiers en 1994 ou de Charles Pasqua en 1999. Le parti Debout la République de Nicolas Dupont-Aignan et l'Union populaire républicaine de François Asselineau n'ont, en effet, pas le même poids électoral.

16/05/2014 (Les populistes divisés au-delà de l'euroscepticisme): En France, l'Union populaire républicaine de François Asselineau insiste pour utiliser l'article 50 du traité sur l'Union européenne qui dispose que « tout État membre peut décider de se retirer de l'Union »

22/05/2014 (Ces autres listes qui veulent créer la surprise): Union populaire républicaine: sortir de la construction européenne. Créée le jour du 50e anniversaire du traité de Rome, l'Union populaire républicaine prône la mise en œuvre de l'article 50 du traité de Lisbonne sur l'Union européenne qui dispose que « tout État membre peut décider de se retirer de l'Union ». Son fondateur, l'ancien conseiller de Paris pasquaïen François Asselineau, s'est fait connaître en organisant des conférences chocs contre la construction européenne.

 

Commentaires

Bonjour,

Je trouve également que Mr Asselineau se victimise parfois un peu trop à l'égard des médias.

Votre réponse me semble juste et appropriée car il est toujours bien de rétablir la réalité des faits.

Dans vos différents articles, vous êtes en effet objectif sur la démarche de l'UPR.

Il est malgré tout dommage de faire de si brèves évocation de ce parti et de ne focaliser que sur cet article 50 du traité de Lisbonne.
Il est bien de faire mention de ce parti lorsqu'un sujet lié à ses idées est discuté. Mais de si courtes évocations ne peuvent toucher les gens, et ce parti reste donc méconnu du grand public.
Je pense qu'il s'agit du problème principal relevé par l'UPR. C'est à dire un manque de diffusion de ses idées et le manque d'invitation dans les débats politiques suivis par les français.

Mr Asselineau, par ses longues conférences, essaie d'expliquer de la façon la plus claire et la plus structurée possible ses idées. Les résumé à un article de quelques lignes annihile cette démarche, et aboutit à une caricature simpliste.

Je ne sais pas qu'elle est par exemple la place faite à d'autres partis dans votre journal. Mais 11 évocations plus les deux articles cités au début de cette réponse en 7 ans. C'est tout de même vraiment peu.

J'espère que les résultats obtenus lors de ces élections européennes permettront d'inciter votre journal à faire référence à l'UPR de façon plus régulière et plus approfondie.

Dans tous les cas, vous n'avez absolument pas fais d'amalgame entre UPR et extrême droite et il semblait nécessaire de le rappeler.

Écrit par : Vincent OLLION | 27 mai 2014

Monsieur BOISSIEUX,

journaliste, vous n'êtes pas sans savoir qu'un "paragraphe est une sections de texte en prose développant une idée précise et comportant normalement plusieurs phrases" (cf http://fr.wikipedia.org/wiki/Paragraphe)

Dans votre article, le paragraphe en question mentionnant l'UPR est celui là :

"Les souverainistes les plus radicaux veulent « sortir de la construction européenne », et pas seulement de l’Union européenne. C’est le cas du Parti pour la liberté de Geert Wilders aux Pays-Bas. Ce dernier envisage ensuite, « comme la Suisse, des accords bilatéraux qui garantissent l’accès aux marchés de l’Union européenne ». En France, l’Union populaire républicaine de François Asselineau insiste pour utiliser l’article 50 du traité sur l’Union européenne qui dispose que « tout État membre peut décider de se retirer de l’Union »."

Nous retrouvons l'article, avec le paragraphe entier que vous avez volontairement tronqué, ici : http://www.la-croix.com/Actualite/France/Les-populistes-divises-au-dela-de-l-euroscepticisme-2014-05-17-1151834

L'idée de ce paragraphe est : "les souverainistes les plus radicaux". Vous y mentionnez le parti pour la liberté (PVV) de Geert Wilders, et l'UPR.

Cette article classe donc l'UPR parmis les souverainistes les plus radicaux à l'instar de PVV ce qui est complètement faux.

Vous n'êtes pas honnête dans cet article monsieur BOISSIEUX ni dans votre présente réponse !

Écrit par : Gaëtan | 27 mai 2014

@Gaëtan.

Étrange commentaire que le vôtre!

D'une part, vous vous ridiculisez en écrivant que j'aurais "volontairement tronqué" mon propre article en ne sélectionnant que la phrase concernant l'UPR. Ben oui, vu que c'est ma présentation de l'UPR qui m'est reprochée, je n'allais pas recopier tout le reste du paragraphe ou de l'article...

D'autre part, vous vous trompez de lecture (aveuglement militant? rien de grave, c'est un syndrome très courant!) sur les "souverainistes radicaux".

Donc, buvez un grand verre d'eau, revenez et relisez attentivement.

Je distingue:

- les souverainistes radicaux (afin d'éviter l'anglais "hard euroscepticism") qui veulent sortir de la construction européenne et pas seulement de l'actuelle Union européenne; parmi eux, il y a des partis d'extrême droite (PVV) et des partis de droite (UKIP), mais ce n'est pas ici le sujet.

- les autres souverainistes (= non radicaux ou modérés ou "soft euroscepticism") qui veulent sortir uniquement de l'Union européenne afin de la remplacer par "une autre Europe"; parmi eux, il y a des partis d'extrême droite (FN) et des partis de droite (DLR), mais ce n'est pas ici le sujet.


Voilà, maintenant vous constatez que mon analyse converge précisément avec le leitmotiv de l'UPR sur ses positions a- ou anti-européennes par rapport à celles des autres partis (DLR, FN).

Bref, au pire votre commentaire est malhonnête, au mieux vous avez lu trop rapidement (au passage, une autre lecture erronée de votre part: mon nom c'est "de BOISSIEU" et non "BOISSIEUX").

Écrit par : Laurent de Boissieu | 27 mai 2014

Bonjour M. de Boissieu,

Personnellement, je ne connaissais pas votre article sur les "petites listes". Je trouve qu'il n'y a rien à lui reprocher. Concernant l'autre article intitulé "les populistes divisés au-delà de l’euroscepticisme", j'aurais deux questions à vous poser :

1) pouvez-vous indiquer pourquoi vous estimez que l'UPR est un parti "populiste" ?

2) l'UPR est coincée dans cet article entre des partis d'extrême droite ou très à droite. L'UPR est, en quelque sorte, présentée comme le pendant français du parti de Geert Wilders. Estimez-vous donc que l'UPR est un parti "d'extrême droite" ou "très à droite" ?

Pour votre information, je me permets de vous indiquer que le ministère de l'Intérieur a classé les listes UPR dans les listes "DIV" après les avoir classées, d'abord, par erreur en "DVD". Le ministère de l'Intérieur a donc estimé que l'idée de sortir de l'Union européenne, de l'euro et de l'OTAN n'est pas une idée spécifiquement de droite, ni de gauche, ni d'extrême droite. Mais naturellement, vous avez le droit d'avoir une autre opinion.

Écrit par : Yves Balle | 27 mai 2014

Monsieur Boissieu,

Puisque vous répondez longuement afin de vous défendre de ce qu'affirme François Asselineau, à savoir que vous auriez commis "un article très dépréciatif qui tendait à nous (l'UPR) assimiler à un mouvement d'extrême droite", je suis étonné de mon coté que, au delà de cette défense axée sur la formulation de vos propos sur ce parti qui, cela est vrai, n'utilise pas le qualificatif "extrême droite" ou équivalent, vous faisiez abstraction de l'essentiel, à savoir le titre même sous lequel vous faites le récapitulatif de ces partis euro-sceptiques, europhobes, euro-athées ou que sais-je.

"Les populistes divisés au delà de l'Euroscepticisme"

Dois-je vous rappeler ce qui est entendu par "populiste", à savoir celui qui flatte démagogiquement l'électorat populaire.
Dois-je vous rappelez quels sont, historiquement, les partis que l'on qualifie de "populistes"...non, ce n'est pas le PC, que l'on qualifiait de "populaire", ce ne sont en fait aucun parti de gauche. C'est traditionnellement des partis issus de la pensée d'extrême droite la plus traditionnelle mais aussi d'autres mouvements dites de la "droite radicale" qui se nourrissent de la peur de l'autre et du rejet des élites.

Monsieur Boissieu, je suis bien certain que vous savez très bien cela, alors ne jouez pas sur les mots, lorsque l'on parle d'un parti sous un titre pareil, les mots que l'on utilise pour en faire la description n'ont plus vraiment d'importance pour le lecteur, son idée est faite.

Salutation.

Écrit par : Fred | 27 mai 2014

@Yves Balle et @Fred.

Sur le mot "populiste": celui-ci n'apparait pas une seule fois sous ma plume (accroche et article). J'étais en effet contre ce titre, car tous les partis eurosceptiques ou souverainistes ne sont pas populistes, de même que tous les partis populistes ne sont pas eurosceptiques ou souverainistes. Mais un journal est une œuvre collective, avec de nombreuses relectures et une hiérarchie qui tranche. Tout le monde sait que le rédacteur n'a pas le denier mot, surtout sur des éléments comme le titre, l'accroche ou les intertitres. De toute façon, la mise en cause par François vise bien l'article et non uniquement son titre.

Quoi qu'il en soit, je ne donne absolument pas au mot "populisme" la même définition que vous (@Fred), ou tout au moins celle que vous retenez dans votre commentaire ("celui qui flatte démagogiquement l'électorat populaire").

Je vous invite à lire cette note qui évoque rapidement ce sujet:
http://www.ipolitique.fr/archive/2013/05/09/melenchon-marine-le-pen.html

Écrit par : Laurent de Boissieu | 27 mai 2014

@Yves Balle.

Sur le classement de l'UPR. Le classement des partis politiques est un de mes dadas. Je suis éternellement à la recherche de critères objectifs - et non subjectifs - afin de qualifier les - à la date d'aujourd'hui - 936 partis français de mon site France Politique (http://www.france-politique.fr/wiki/Catégorie:Partis_politiques) et 1.914 partis étrangers de mon site Europe Politique (http://www.europe-politique.eu/wiki/Catégorie:Partis_politiques).

J'ai suivi vos échanges sur le sujet avec le ministère de l'intérieur. Fort bien pour vous. Mais je continuerai en ce qui me concerne à vous classer "divers droite". L'UPR est inséparable de son fondateur, qui est issu de la droite souverainiste (RPFIE puis très brièvement RIF), toujours conseiller de Paris divers droite lorsqu'il lance son propre parti. Je connais bien entendu l'article "Quels ont été les liens de François Asselineau avec Charles Pasqua?" du site de l'UPR (je pourrais même augmenter cet épisode pasquaïen d'un petit élément factuel supplémentaire...), et nulle question pour moi d'imputer à un ancien membre du RPF (François Asselineau ou toute autre personne) les "affaires politico-judiciaires" de Charles Pasqua, puisque cela semble être votre crainte.

Pêle-mêle, quelques liens pour comprendre ma méthodologie de classement des partis politiques:

- Le Front de Gauche est-il d'extrême gauche?
http://www.ipolitique.fr/archive/2012/06/13/front-de-gauche-melenchon-extreme-gauche.html

- Le centre est-il au centre?
http://www.ipolitique.fr/archive/2013/09/04/udi-centre-modem-droite-centre-droit.html

- Vraie ou fausse "union des centres"?
http://www.ipolitique.fr/archive/2013/11/05/union-des-centres.html

- La droite, la gauche ...et le centre
http://www.ipolitique.fr/archive/2009/09/07/droite-centre-gauche.html

- Le FN est-il à l'extrême droite?
http://www.ipolitique.fr/archive/2013/10/02/front-national-extreme-droite.html

- Le FN et l'extrême droite: les arguments de Marine Le Pen passés au crible
http://www.ipolitique.fr/archive/2013/10/03/extreme-droite-front-national.html

Écrit par : Laurent de Boissieu | 27 mai 2014

@Yves Balle.

Sur l'"UPR coincée dans cet article entre des partis d'extrême droite ou très à droite".

Pour répondre à votre question, non je ne classe pas l'UPR à l'extrême droite ("très à droite": qu'entendez-vous par là?), mais je la classe divers droite comme indiqué dans mon précédent commentaire (à droite donc).

Revenons à la thématique de l'article: il ne s'agit pas d'étudier les propositions sur l'Europe des partis populistes (titre malheureux, effectivement) mais des partis eurosceptiques ou souverainistes candidats aux élections européennes de 2014 (dans la série PSE, PPE, ALDE+PDE, PVE, PGE). Or, l'UPR en fait bien partie, de même que DLR à droite et le FN à l'extrême droite. Même chose pour le MRC à gauche s'il avait monté des listes.

Écrit par : Laurent de Boissieu | 27 mai 2014

Monsieur,
Je ne lis pas votre production journalistique mais je tiens à apporter mon point de vue. Quand vous dites "Prononcez le nom de "François Asselineau" devant un journaliste, et vous le verrez rigoler", je m'interroge. Ou plutôt, cela me conforte dans l'idée que je me fais désormais de l'éthique de l'écrasante majorité des journalistes actuellement. [partie retirée car hors sujet: que savez-vous de ce que j'en pense?]

Pour en revenir au non-traitement dont l'UPR a fait l'objet, je pense que M. Asselineau fait peur. Et on ricane quand on a peur. Peur parce que la plupart des journalistes se contentent des fils AFP et AP pour faire leur job alors quand ils ont en face d'eux un type aussi érudit, lumineux dans ses démonstrations, radical dans ses conclusions imparables, là ils paniquent. Trop la honte de se pris en flagrant délit d'inculture historique. Mieux vaut le zapper, hein, en prenant un air supérieur si possible... Quand je vois l'etat de déliquescence avancée des hommes politiques dans notre pays, je suis pleine d'espoir concernant les valeurs que portent l'UPR, son
combat.

Vous faites partie de ceux qui n'ont pas nié son existence et c'est déjà ça. Pourquoi ne pas lui donner l'opportunité de faire connaitre sa démarche, ses convictions ? Qui vous dit que les lecteurs de La Croix n'y seraient pas sensibles ? Je pense au contraire, pour en connaitre certains, qu'ils seraient curieux de faire sa connaissance. On parie ?

Écrit par : Aube Noire | 28 mai 2014

Monsieur, je pense vraiment que vous vous méprenez en parlant de "peur" ou de "panique" sur la cause du ricanement que j'évoque.
Ceci posé, ayant eu le plaisir de le rencontrer à plusieurs reprises, je suis d'accord sur le portrait que vous dressez de François, quoi qu'on pense de ses convictions.

Mais il n'y a pas un problème de traitement médiatique de François Asselineau en raison de ses convictions. Il y a en France un problème de traitement de l'information politique en général et, au moment des élections, des candidatures dites "petites" en particulier. Asselineau ou une autre, même si lors de ce scrutin il en a sans doute été une des principales victimes, comme je l'évoque d'ailleurs dans ma note.

Écrit par : Laurent de Boissieu | 28 mai 2014

Quelques constats :
- Tous les petits partis râlent toujours sur le fait qu'on parle très peu d'eux dans les médias et s'estiment tous plus ou moins (selon le degrés de paranoïa de leurs dirigeants) victime de cabales et complots. Avec 31 listes en Ile-de-France (par exemple) on ne va pas non plus remplir toutes les pages des journaux ou toutes les heures de radio-TV avec la politique ! Il est donc logique que - hors campagne officielle - le traitement des partis soit globalement proportionnel à leur audience (mesurée lors des élections).
- Oui, cela conforte un certain conservatisme de la carte des partis, mais, sur le fond, cela n'empêche en rien l'émergence de nouveaux partis si ceux-ci sont en adéquation avec une partie significative de l'opinion publique (le FN, les Verts, les souverainistes, voire, à la limite, et pour cette seule élection, Nouvelle Donne et Nous Citoyens).
- Le traitement médiatique de l'UPR est très faible, mais proportionnel à son score électoral de 0,4% des suffrages.

Une question :
- Qu'est-ce qui différencie vraiment l'UPR et DLR (l'UPR semble un peu plus radicalement anti-européen, mais cela me semble relever de la nuance, telle qu'elle existe au sein d'un même parti politique, et non d'une vraie différence) ? Je note au passage que DLR, lui, avec un faible traitement médiatique, a tout de même obtenu 3,8 % !

Écrit par : Libéral européen | 28 mai 2014

Je nuance un peu les propos de Libéral Européen:
- différencier les listes anecdotiques présentes dans une seule circonscription de celles qui étaient en lice partout (15, dont l'UPR).
- d'accord pour que le traitement médiatique soit proportionnel au poids électoral, sauf en période d'élection ou une équité (voire égalité dans le cadre d'une présidentielle) doit prévaloir.

En ce qui concerne les idées de DLR et de l'UPR, les deux veulent sortir de l'actuelle Union européenne. Mais DLR ambitionne ensuite de construire une autre Europe, respectant les souverainetés nationales. Alors que l'UPR veut "sortir" de toute construction européenne (souverainisme radical).

Écrit par : Laurent de Boissieu | 28 mai 2014

@Libéral Européen

"Qu'est-ce qui différencie vraiment l'UPR et DLR " : L’essentiel !
-UPR veut sortir en utilisant la voie logique et légale (Art 50 du TUE) car c’est une decision qui incombe à la France seule et ne necessite aucun avis ou unanimité des autres pays membres.
-DLR veut changer les regles de l’UE…ce qui implique de changer les traités, ce qui nécéssite l’unanimité des 28, ce qui est…impossible ! Donc le programme de DLR est une liste au Père Noel tout comme le programme de tous les partis qui veulent "une Autre Europe" ou réformer l’UE.

Regardez simplement la profession de DLR : http://www.debout-la-republique.fr/sites/default/files/dos_pf_dlr_euro.pdf .
Les propositions sont peut être louables mais dites moi une seule chose qu’il propose et qu’il est possible de reformer sans l’unanimité des 28 ?


@Laurent de Boissieu

Pouvez-vous indiquer ou DLR décide de sortir de l’UE ?
Si DLR mentionnait ne serait-ce qu’une seule fois clairement qu’il veulent sortir de l’UE, il subirait le meme traitement médiatique que Francois Asselineau.

L’UPR est déterminé concernant la sortie de l’UE, de l’Euro, de l’OTAN. Etre anti UE, ne veut pas dire anti européen, au contraire, il y a et il y aura toujours des milliers de traité billateraux en vigueur et à mettre en place sans se restreindre uniquement à l’Europe mais en ayant des partenaires dans le monde entier. Je rappelle que la France dispose d’un des plus grand réseau de représentation diplomatique au monde , et c’est tant mieux !

Etonnant quand même que le specialiste politique que vous êtes termine son propos sur le fait que l'UPR serait radical, veut sortir de l'euro et puis ...rien... Excusez-moi mais l'on est en droit d'attendre un propos un peu plus respectueux de votre part.

Écrit par : raphpo | 28 mai 2014

Je maintiens 100% de ce que j'écris sur le FN, DLR et l'UPR.

1. Le FN et DLR veulent sortir de l'UE afin de remplacer l'actuelle construction européenne par une autre construction européenne. Il est faux de dire qu'ils voudraient simplement changer les règles de l'UE: il s'agirait d'une construction européenne dont la nature n'aurait plus rien à voir avec l'actuelle UE.

2. L'UPR veut sortir de l'UE sans la remplacer par une autre construction européenne. Je n'ai jamais écrit que l'UPR ne voulait pas qu'il y ait des traités bilatéraux avec d'autres États, actuellement membres ou non de l'UE. Mais il ne s'agirait alors plus d'une construction européenne, il s'agirait simplement de relations internationales classiques. Typique du paranoïaque: mettre dans la bouche de l'autre ce qu'il n'a pas dit au nom de ce qu'on présuppose qu'il pense. Or, vous ne savez absolument pas ce que je pense personnellement.

3. La différence entre le FN, DLR et l'UPR est donc double:
- sortir de l'Union européenne (FN et DLR) ou sortir de la construction européenne (UPR)?
- comment sortir de l'Union européenne? DLR est floue sur le sujet, le FN veut créer un rapport de force politique à l'échelon européen, l'UPR veut utiliser la voie juridique de l'article 50.

4. Votre dernier paragraphe est incompréhensible.
Souverainiste radical? Oui, l'UPR est souverainiste radical car contre toute construction européenne et non pas pour une autre construction européenne.
Encore de la paranoïa: où est l'irrespect dans ce propos? Ce que j'écris, c'est précisément ce que l'UPR ne cesse de marteler, ainsi que vous en parlant de "liste au Père Noël tout comme le programme de tous les partis qui veulent 'une Autre Europe' ou réformer l'UE". Voilà: "pas d'autre Europe", donc bien anti-européen ou a-européen.

5. Encore et encore de la paranoïa sur la raison du traitement médiatique inéquitable envers l'UPR: ce qui est en cause, ce ne sont pas ses idées, c'est son statut de "petit" parti.
Allez demander au Parti Fédéraliste Européen, tout aussi cohérent que l'UPR sur une ligne radicalement opposée et qui a également présenté des listes dans toutes les circonscriptions européennes, ce qu'il pense de son traitement médiatique...

Écrit par : Laurent de Boissieu | 28 mai 2014

@ Laurent de Boissieu

Je vous remercie pour votre réponse.

Sur votre point 1.
"Le FN et DLR veulent sortir de l'UE": Faux, ou alors citez une source, un document qui atteste vos propos.

Sur votre point 2.
Je suis d'accord avec vous. Je ne vous ai d'ailleurs jamais preté ces propos ni que vous ayez dit quoi que ce soit en terme de traités bilateraux: Vous n'avez simplement rien mentionné à ce sujet et donc moi je l'ai précisé dans mon commentaire précédent. Je pourrais donc vous retourner votre propos du paranoia typique.

Sur votre point 3
FN,UMP,PS,DLR, etc. veulent reformer l'"Europe", aucun ne veut en sortir. Si c'est le cas, je suis prêt à connaitre vos sources (cf. le point 1).

Sur votre point 4:
"les deux veulent sortir de l'actuelle Union européenne.": encore une fois c'est vous qui le dite mais pas DLR, indiquez simplement une source. Dans votre propos, en présentant DLR et UPR de manière symetrique, vous laissez penser que DLR aurait un projet (vous utilisez notamment le mot bien "ambitionne") après une hypothtique sortie de l'UE . Pourquoi ne dite vous rien sur ce que l'UPR ambitionne? C'est là ou je trouve (je parle pour moi) que votre propos est injuste. Vous auriez pu completez par les ambitions de l'UPR. C'est pour cette raison que je mentionnais dans mon precedent commentaire que l'UPR a de l'ambition qui ne se cantonne pas au continent européen.

J'aprécierai vraiment si vous pouviez me citer une ou plusieurs source qui attestent vos propos au niveau de la volonté de sortir de l'UE de DLR ou encore du FN.

Écrit par : raphpo | 28 mai 2014

Je récapitule nos échanges:

Vous: "L’UPR est déterminé concernant la sortie de l’UE, de l’Euro, de l’OTAN. Etre anti UE, ne veut pas dire anti européen, au contraire, il y a et il y aura toujours des milliers de traité billateraux en vigueur et à mettre en place sans se restreindre uniquement à l’Europe mais en ayant des partenaires dans le monde entier. Je rappelle que la France dispose d’un des plus grand réseau de représentation diplomatique au monde , et c’est tant mieux !"

Moi: "L'UPR veut sortir de l'UE sans la remplacer par une autre construction européenne. Je n'ai jamais écrit que l'UPR ne voulait pas qu'il y ait des traités bilatéraux avec d'autres États, actuellement membres ou non de l'UE. Mais il ne s'agirait alors plus d'une construction européenne, il s'agirait simplement de relations internationales classiques. Typique du paranoïaque: mettre dans la bouche de l'autre ce qu'il n'a pas dit au nom de ce qu'on présuppose qu'il pense. Or, vous ne savez absolument pas ce que je pense personnellement."

Vous: "Je suis d'accord avec vous. Je ne vous ai d'ailleurs jamais prêté ces propos ni que vous ayez dit quoi que ce soit en terme de traités bilatéraux: Vous n'avez simplement rien mentionné à ce sujet et donc moi je l'ai précisé dans mon commentaire précédent. Je pourrais donc vous retourner votre propos du paranoïa typique."

Bref, vous m'accusiez de vous considérer comme anti-européen parce que vous seriez contre des accords bilatéraux. Je vous réponds, et je maintiens, que vous êtes anti-européens ou a-européens car vous être contre toute construction européenne (et non pas pour une autre construction européenne comme DLR et le FN). Et que je n'ai jamais parlé, car cela n'a rien à voir, du reste des relations internationales.

Sur le fond, j'estime d'ailleurs que le paix serait davantage assurée par un maillage d'accords bilatéraux et multilatéraux internationaux que par la construction de grands ensembles continentaux qui se mènent une guerre économique.

Écrit par : Laurent de Boissieu | 28 mai 2014

Sur la position de DLR (idem pour le FN), notre divergence porte davantage je crois sur la façon de la qualifier que sur ce qu'elle est.
De mon point de vue, le traité européen "alternatif" de DLR équivaut à une sortie de l'UE car nous aurions une construction européenne d'une autre nature.
De votre point de vue, le traité européen alternatif de DLR équivaut à une réforme de l'UE actuelle.

Donc je maintien ma façon de qualifier la position de DLR et du FN, même si cette position est effectivement parfois davantage implicite qu'explicite (mais c'est précisément mon rôle de journaliste de la décrypter!).

Écrit par : Laurent de Boissieu | 28 mai 2014

@ Laurent de Boissieu.

Merci pour votre réponse et votre demonstration.
Je constate, n'ayant aucune source claire à fournir, que ce que vous ecrivez n'est que votre avis et ne constitue pas la position exacte (je dis bien excate, je ne parle pas d'équivalence) des partis que vous mentionnez. Les mots ont un sens.
Je vous remercie pour le temps que vous m'avez accordé au travers de vos réponses.
Salutations.

Écrit par : raphpo | 28 mai 2014

Je constate que vous n'avez pas compris mon second commentaire: le traité européen "alternatif" de DLR équivaut à une sortie de l'UE car nous aurions une construction européenne d'une autre nature.
C'est mon analyse, que DLR ait ou non le courage d'assumer l'idée d'une sortie de l'UE ("Je veux quitter l'UE telle qu'elle est faite aujourd'hui", a tout de même déclaré Nicolas Dupont-Aignan durant sa campagne présidentielle de 2012). Et décrypter les conséquences - explicitement assumées ou non - des programmes des partis politiques fait partie de mon travail journalistique (un journaliste est un analyste, pas un perroquet de la parole des politiques!).

Écrit par : Laurent de Boissieu | 28 mai 2014

Moi:"Je constate, n'ayant aucune source claire à fournir, que ce que vous ecrivez n'est que votre avis "
Vous:" C'est mon analyse, que DLR ait ou non le courage d'assumer l'idée d'une sortie de l'UE."

Nous sommes d'accord!

Avis/analyse, ca s'"equivaut" ?

Sincèrement, merci pour la courtoisie de vos réponses.

Écrit par : raphpo | 28 mai 2014

Le FN veut sortir de l'UE ?

http://pluzz.francetv.fr/videos/soir_3_,101642404.html

Louis Alliot (vice président du FN) à partir de la 24ème minute :

Louis Alliot : "J'entends toujours dire le FN est contre l'Europe. Non, nous sommes français donc pro européens".

Question des journalistes : "Vous êtes contre l'euro ?"

Réponse de Louis Alliot : "Faisons le débat".

Louis Alliot : "Nous allons siéger à l'Europe pour proposer d'autres texte ..."

Et le meilleur :

Louis Alliot : "Le changement des institutions européennes, il passera d'abord par un changement radical en France."

Que vous faut il de plus pour comprendre que le FN n'est pas contre l'UE mais contre cette UE ?

Écrit par : Vincent OLLION | 28 mai 2014

Je le maintiens: la position officielle du FN est une sortie de l'Union européenne.

Vous citez un échange avec un dirigent du FN, mais j'ai mille autres citations avec des dirigeants du FN allant dans le sens d'une sortie de l'Union européenne.
Ne serait-ce que durant la campagne des élections européennes Florian Philippot en réponse à ma question:
https://www.youtube.com/watch?v=f1xdct-bgiE (à 28' 25'')
Ou encore cette initiative du FN l'année précédente:
http://www.frontnational.com/reclamez-la-fin-de-lunion-europeenne/

Après, il y a en effet des débats internes sur le sujet au FN, et tout le monde n'est pas sur cette ligne (d'où des incohérences, comme l'a souligné avec humour une petite vidéo de l'UPR).

Écrit par : Laurent de Boissieu | 28 mai 2014

Merci pour ce lien. Il est difficile à trouver un lien aussi clair sur les intentions du FN parmi tous ses passages médiatiques.

Je comprends donc que le FN est pour un référendum demandant aux Français si ils veulent sortir de l'UE.
Ils veulent se servir de se référendum comme appui à des négociations avec l'UE. Ce qu'ils demandent nécessitent de changer les traités donc que les 27 autres pays soient d'accord (pour que la souveraineté nationale redevienne supérieure à celle de l'UE, et en particulier agir sur l'article 123 permettant le patriotisme économique). Ils veulent aussi briser le traité de Schengen (car faut stopper l'immigration) aujourd'hui inclus dans le traité européen me semble t'il.

Donc si ils sont élus, il négocieront afin d'effectuer un patriotisme xénophobe. Si ces négociations échouent (presque 100% de chance) ils demanderont au peuple français par référendum si ils veulent ou ne veulent pas rester dans l'UE. Si les français acceptent, ils voudront en sortir mais pas par l'article 50, un peu trop juridique à leur yeux (ça pourrait fonctionner, mieux vaut taper du point sur la table et se mettre les autres à dos).

Dans ce cas, je vous demanderai juste à l'avenir de différencier quand même un peu plus clairement l'UPR, dont l'objectif est de sortir de l'UE pour retrouver le contrôle de la politique et de l'économie en France. et le FN dont l'objectif est de fermer les frontières afin de protéger les français de la menace que représente l'étranger.

L'UPR est au delà des clivages gauche-droite alors que le FN est d'extrême droite et ne veut sortir de l'UE que pour mieux gérer sa politique d'immigration.
L'UPR veut protéger la France d'une oligarchie ayant à travers le traité européen donné les pleins pouvoir aux investisseurs sur la politique des pays alors que le FN veut protéger la France des étrangers qui viennent prendre le travail des français.

Merci donc de différencier un parti cherchant à redonner à la France son pouvoir politique et économique d'un parti attisant les haines entre les nations.

Écrit par : Vincent OLLION | 28 mai 2014

Mon article traite des positions sur l'Europe. Pas de politique économique, migratoire ou écologique. Et même au sujet des positions sur l'Europe, j'ai clairement différencié les positions de l'UPR de celles de DLR et du FN.

Tout article qui compare des programmes sur une thématique (exercice que j'affectionne tout particulièrement) revient forcément à mentionner dans le même paragraphe voire la même phrase des partis qui sur d'autres thématiques défendent des options opposées. [J'ai effacé deux commentaires neuneus et moins courtois que le précédent qui ne comprenaient pas cette évidence]


Enfin, les divergences qui se sont exprimées s'expliquent en grande partie par une des rares failles dans les raisonnements de François: considérer que ceux qui veulent une "autre Europe" ou "changer d'Europe" ne sont du coup pas pour sortir la France de l'Union européenne. Or, c'est absolument faux: on peut parfaitement - comme DLR ou le FN - vouloir sortir de l'Union européenne pour construire une autre Europe non supranationale, respectueuse des souverainetés nationales. Il s'agit bien à la fois d'une sortie de l'Union européenne et d'une autre Europe. Si DLR est flou, le FN est clair: c'est soit cette autre Europe, soit plus d'Europe du tout (ce qui rejoindrait alors la position de l'UPR).
Ce qui est en revanche irréaliste, c'est de vouloir - comme le Front de Gauche - "une autre Union européenne" ou "changer d'Union européenne". D'une part, juridiquement cela nécessiterait l'unanimité (même si Jean-Luc Mélenchon entend contourner les traités en créant un rapport de force politique à l'échelon européen). D'autre part, cette unanimité est justement improbable dans le sens voulu par les partis concernés. Mais "autre Union européenne" et "autre Europe" ne sont pas synonymes!


Bref, en conclusion de tous ces échanges, les accusations d'article "très dépréciatif" et tendant à assimiler l'UPR "à un mouvement d'extrême droite" ne résistent pas à une lecture sérieuse.

Écrit par : Laurent de Boissieu | 28 mai 2014

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