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31 mars 2014

Radiographie des victoires de l'extrême droite aux municipales

 

Ville Département Tête de liste Parti Configuration
Marseille: 7e secteur (13-14e arrondissements) Bouches-du-Rhône Stéphane Ravier FN triangulaire EXD-G-D
Béziers Hérault Robert Ménard sans étiquette (soutien FN*) triangulaire DVD-D-G
Fréjus Var David Rachline FN triangulaire EXD-D-D
Hénin-Beaumont Pas-de-Calais Steeve Briois FN premier tour
Orange Vaucluse Jacques Bompard Ligue du Sud premier tour (sortant)
Mantes-la-Ville Yvelines Cyril Nauth FN quadrangulaire EXD-G-G-D
Hayange Moselle Fabien Engelmann FN quadrangulaire EXD-D-G-D
Le Pontet Vaucluse Joris Hébrard FN triangulaire EXD-D-D
Beaucaire Gard Julien Sanchez FN quadrangulaire EXD-D-D-G
Bollène Vaucluse Marie-Claude Bompard Ligue du Sud duel EXD-G (sortant)
Cogolin Var Marc-Étienne Lansade FN duel EXD-D
Le Luc Var Philippe de La Grange FN quadrangulaire EXD-D-G-G
Villers-Cotterêts Aisne Franck Briffaut FN triangulaire EXD-G-D
Piolenc Vaucluse Louis Driey sans étiquette** premier tour (sortant)
Camaret-sur-Aigues Vaucluse Philippe de Beauregard Ligue du Sud (soutien FN) triangulaire EXD-G-D

* Soutiens également de Debout la République et du MPF; j'étiquette donc pour l'instant Robert Ménard en divers droite.
** Divers extrême droite, député suppléant de Jacques Bompard.

Bilan des élections municipales

municipales 2008

 

municipales 2008

 

municipales 2001

 

municipales 1995

 

municipales 1989

 

municipales 1983

 

municipales 1977

 

29 mars 2014

Cuisine électorale: comment les partis recalculent les résultats électoraux

C'est bien connu: on fait dire ce que l'on veut aux chiffres. Les résultats électoraux ne dérogent pas à la règle.

 

Prenons pour le premier tour des élections municipales les totalisations du ministère de l'Intérieur dans les villes de plus de 9.000 habitants (c'est-à-dire celles où le scrutin est connecté au système partisan national) en métropole:

Nuance Voix %.National
LEXG 123 297 1,14
LCOM 97 245 0,90
LFG 363 389 3,36
LPG 58 708 0,54
LVEC 237 133 2,19
LSOC 759 055 7,02
LUG 2.071.505 19,16
LDVG 808 376 7,48
LDIV 281 471 2,60
LMDM 30 040 0,28
LUC 76 194 0,70
LUDI 215 921 2,00
LUD 2.256.652 20,87
LUMP 999 626 9,24
LDVD 1.446.932 13,38
LFN 964 258 8,92
LEXD 23 638 0,22
  10.813.440 100,00

 

Un premier calcul consiste à ne pas prendre le pourcentage de suffrages exprimés national mais uniquement dans les villes où la nuance est représentée par une liste:

Nuance Voix %.National %.Villes
LEXG 123 297 1,14 2,07
LCOM 97 245 0,90 21,72
LFG 363 389 3,36 8,90
LPG 58 708 0,54 5,43
LVEC 237 133 2,19 9,76
LSOC 759 055 7,02 27,93
LUG 2.071.505 19,16 31,13
LDVG 808 376 7,48 14,58
LDIV 281 471 2,60 7,29
LMDM 30 040 0,28 12,60
LUC 76 194 0,70 13,41
LUDI 215 921 2,00 17,95
LUD 2.256.652 20,87 39,76
LUMP 999 626 9,24 33,85
LDVD 1.446.932 13,38 19,54
LFN 964 258 8,92 14,80
LEXD 23 638 0,22 8,21
  10.813.440 100,00  

 

Un second calcul consiste à ventiler les nuances "LUG (Liste union de la gauche)", "LUC (Liste union du centre)" et "LUD (Liste union de la droite)" en fonction de l'étiquette de la tête de liste:

Nuance Voix
LEXG 123 297
LCOM 285 723
LFG 363 389
LPG 58 708
LVEC 273 580
LSOC 2.453.686
LUG  
LDVG 960 325
LDIV 281 471
LMDM 113 492
LUC  
LUDI 571 428
LUD  
LUMP 2.776.461
LDVD 1.563.984
LFN 964 258
LEXD 23 638
  10.813.440

 

Ce qui nous donne en conclusion les résultats électoraux suivants:

Nuance Voix %.National %.Villes
LEXG 123 297 1,14 2,07
LCOM* 285 723 2,64 32,43
LFG* 363 389 3,36 8,90
LPG* 58 708 0,54 5,43
LVEC 273 580 2,53 10,54
LSOC 2.453.686 22,69 29,54
LDVG 960 325 8,88 15,98
LDIV 281 471 2,60 7,29
LMDM 113 492 1,05 17,27
LUDI 571 428 5,28 24,98
LUMP 2.776.461 25,68 37,55
LDVD 1.563.984 14,46 20,30
LFN 964 258 8,92 14,80
LEXD 23 638 0,22 8,21
  10.813.440 100,00  

* C'est-à-dire au total 6,55% de pourcentage national pour les composantes du Front de gauche, auxquels il faudrait ajouter les candidats têtes de liste d'union de la gauche non membres du PCF (Parti de gauche, etc.), que le ministère de l'Intérieur ne différencie pas au sein des "divers gauche".

 

C'est ainsi que, avec des calculs qui peuvent intellectuellement se justifier, par exemples le MoDem passe de 0,28% à 17,27% des suffrages exprimés et le PCF de 0,90% à 32,43%!

Plus ce différentiel est grand, plus il s'agit de partis ayant présenté peu de candidats têtes de liste, et concentrés dans des bastions électoraux.

 

N.B.: les étiquetages du ministère de l'Intérieur sont contestables; je les ai utilisés tels quels pour le besoin de cette démonstration.

25 mars 2014

Élections municipales 2014: résultats du FN à Paris

Mise à jour de ma petite histoire électorale du FN aux élections municipales à Paris:

 

Tous droits réservés Laurent de Boissieu

 

 

Tous droits réservés Laurent de Boissieu

 

 

Tous droits réservés Laurent de Boissieu

 

 

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Tous droits réservés Laurent de Boissieu

 

 

Tous droits réservés Laurent de Boissieu

 

 

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Pour aller plus loin:

Élections municipales 2014: résultats du FN à Marseille

Mise à jour de ma brève histoire électorale du FN aux élections municipales à Marseille:

 

Tous droits réservés Laurent de Boissieu

 

 

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Tous droits réservés Laurent de Boissieu

 

 

Tous droits réservés Laurent de Boissieu

 

 

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Pour aller plus loin:

23 mars 2014

L'extrême droite à Hénin-Beaumont: historique des résultats

N.B.: élection complémentaire en 2009, après la révocation du maire PS Gérard Dalongeville, ultérieurement condamné pour "détournement de fonds publics" (affaire actuellement en appel).

Aux municipales de 1989, les deux listes PS et PCF avaient totalisé 80% des suffrages exprimés. À l'époque, le FN n'avait même pas présenté de candidat.

Depuis les municipales de 1995, le candidat d'extrême droite Steeve Briois (FN en 1995, MNR en 2001 puis de nouveau FN) n'a jamais cessé d'augmenter ses scores au premier tour, jusqu'à être élu dès le premier tour en 2014.

21 mars 2014

Quelles sont les villes gagnables par le FN?

Le Front national en est persuadé : comme en 1995, il va gagner cette année plusieurs mairies. Quelles sont selon moi les villes les plus gagnables?

 

Rang 1: Les victoires probables:

- Fréjus (Var): David Rachline (FN, conseiller municipal depuis 2008)

- Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais): Steeve Briois (FN, conseiller municipal FN puis MNR puis FN depuis 1995)

- Saint-Gilles (Gard): Gilbert Collard (Rassemblement Bleu Marine)

 

Rang 2: Les victoires possibles:

- Béziers (Hérault): Robert Ménard (sans étiquette, soutien entre autres du FN)

- Brignoles (Var): Laurent Lopez (FN, conseiller général)

- Cluses (Haute-Savoie): Dominique Martin (FN, conseiller municipal depuis 1989)

- Forbach (Moselle): Florian Philippot (FN)

- Noyon (Oise): Michel Guiniot (FN, conseiller municipal depuis 1995)

- Sorgues (Vaucluse): Gérard Gérent (Rassemblement Bleu Marine, conseiller municipal divers droite depuis 1989 - Marion Maréchal-Le Pen en 10e place sur la liste)

- Villers-Cotterêts (Aisne): Franck Briffaut (FN, conseiller municipal depuis 1995)

 

Rang 3: Les autres cibles du FN:

- Beaucaire (Gard): Julien Sanchez (FN)

- Cavaillon (Vaucluse): Thibaut de la Tocnaye (FN)

- L'Hôpital (Moselle): Jean-Claude Dreistadt (FN)

- Saint-Priest (Rhône): Sandrine Ligout (FN)

- Tarascon (Bouches-du-Rhône): Valérie Laupies (FN)

- Vauvert (Gard): Jean-Louis Meizonnet (Rassemblement Bleu Marine)

- Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne): Étienne Bousquet-Cassagne (FN)

 

Rang 4: Les autres cibles du FN, improbables sauf "vague brune":

- Carpentras (Vaucluse): Hervé de Lépinau (Rassemblement Bleu Marine-Ligue du Sud)

- Istres (Bouches-du-Rhône): Adrien Mexis (FN)

- Perpignan (Pyrénées-Orientales): Louis Aliot (FN)

18 mars 2014

La rumeur de la fin des listes "sans étiquette"

C'est une rumeur relayée y compris par des confrères: il ne serait cette année plus possible de se présenter aux élections municipales en tant que "sans étiquette".

En réalité, il n'en est rien.

 

Tout d'abord, "sans étiquette" n'était guère davantage une nuance retenue par le ministère de l'Intérieur aux élections municipales de 2008, 2001 ou encore 1995. Bref, aucun changement ici.

 

Ensuite, il existe toujours une nuance "liste divers" (LDIV) qui correspond aux "listes divers" (LDV) ou "liste autre" (LAUT) des élections municipales de 2008, 2001 ou encore 1995. C'est dans cette catégorie qu'ont toujours et doivent toujours être classées les listes d’intérêt local "sans étiquette". Bref, aucun changement ici.

 

 

Il y a en revanche bien eu deux changements cette année, qui expliquent l'origine de la rumeur.

 

Premier changement: l'abaissement de 3.500 à 1.000 habitants du seuil pour le scrutin de liste. Or, ces listes inclassables sont surtout présentes dans les petites communes. Bref, elles se sont multipliées cette année.

 

Second changement: dans sa "grille des nuances politiques" (voir aussi mes commentaires ci-dessous), le ministère de l'Intérieur ne s'est plus contenté de proposer des nuances mais a dressé (de façon parfois contestable: CPNT est depuis juin 2012 un mouvement associé de l'UMP) la liste des partis politiques qui définissent chaque nuance.

Conséquence: les listes qui se revendiquent sans étiquette partisane ont rechigné cette année à se retrouver aux côtés de partis politiques considérés comme inclassables par le ministère de l'Intérieur. Ce qui était pourtant déjà le cas depuis toujours!

Une seule chose me semble en revanche anormale: selon l'Association des maires ruraux, certaines préfectures ont attribué de façon arbitraire la nuance "divers gauche" ou "divers droite" au lieu de "divers" à certaines listes. Si je ne suis pas le dernier à traquer parmi les candidatures "sans étiquette" celles qui sont en réalité des "divers gauche" ou des "divers droite" qui ne s'assument pas, il semble que le classement effectué par les préfectures n'ait pas été toujours conforme à la réalité.

 

*
**

C'est sans doute pour faciliter et uniformiser le travail des préfectures que le ministère de l'Intérieur a décidé cette année de dresser la liste des partis politiques qui définissent chaque nuance. Louable intention, étant donné que j'ai pu remarquer par le passé que d'une préfecture à l'autre un même parti n'était pas toujours rattaché à une même nuance.

Il n'empêche que la France n'a malheureusement toujours pas opté pour le choix le plus simple et transparent: donner les résultats de chaque parti politique (à défaut de registre, la CNCCFP fournit une liste des partis au sens de la loi), quitte bien entendu à agréger ensuite en grandes nuances, en prévoyant de ce fait des catégories "divers" pour les "sans étiquette" partisane ("divers extrême gauche", "divers gauche", "divers centre", "divers droite", "divers extrême droite" et "divers inclassables").

Bref, si vous voulez savoir quel résultat a obtenu tel ou tel parti politique qui ne représente pas à lui seul une nuance, il vous faudra - comme je l'ai fait avec les 6.603 candidats aux dernières élections législatives - pointer commune par commune en appelant l'ensemble des partis afin d'obtenir la liste de leurs candidats investis.

Enfin, puisque j'ai effectué ce travail pour la droite ("LUD": "liste union de la droite" et mal-nommée "LUC": "liste union du centre") aux élections municipales dans les villes de plus de 30.000 habitants, il existe par ailleurs de nombreuses erreurs, le ministère de l'intérieur ayant parfois attribué à toute la liste l’étiquette de la seule tête de liste sans tenir compte des alliances électorales et du reste de la liste.

11 mars 2014

Chiffres clefs: le FN et les élections municipales

N.B.: le FN revendique 1.075 conseillers municipaux en 1995 dans les villes de plus de 3.500 habitants et 597 listes déposées en 2014 dans les villes de plus de 1.000 habitants (nouveau seuil pour le scrutin proportionnel de liste). Le ministère de l'Intérieur comptabilise 194 listes déposées en 2001 et 114 en 2008 dans les villes de plus de 3.500 habitants. Pour le nombre de listes, j'ai retenu la série longue calculée par l'Ifop.

 

Tous mes remerciements à Pascal Delwit pour son aide précieuse. J'ai retenu Paris (20 secteurs ou arrondissements), Lyon (9 secteurs) et Marseille (8 secteurs) comme une seule commune. Mes chiffres diffèrent donc de ceux cités dans le "Le Front national et les élections", in Pascal Delwit (dir.), Le Front national. Mutations de l’extrême droite française, Éditions de l'Université de Bruxelles, 2012, p. 136-139. Au total, 241 villes sont concernées en métropole (275 en comptabilisant les secteurs de Paris, Lyon et Marseille comme une commune à part entière).

 

 

Pour aller plus loin:

09 mars 2014

Bilan des élections municipales depuis 1977

municipales 2008

 

municipales 2001

 

municipales 1995

 

municipales 1989

 

municipales 1983

 

municipales 1977