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10 août 2012

Un Giscard d'Estaing avec Borloo?

À l'occasion de l'annonce de la création, ce vendredi, des "Jeunes Force Démocrate", je suis retourné sur le site Internet de Force Européenne Démocrate (FED).

J'avais bien en tête que "pendant un délai de 18 mois" la double appartenance sera autorisée avec d'autres partis politiques (1), mais je n'avais sans doute pas fait assez attention lors de mes précédentes visites à ceux qui sont cités: "Parti Radical, Idées, Nouveau Centre, Alliance Centriste, Modem et Gauche Moderne".

La présence des trois partis de centre droit qui avaient déjà participé l'année dernière au lancement de l'éphémère Alliance Républicaine, Écologiste et Sociale (ARES) est logique: Parti Radical de Jean-Louis Borloo, Nouveau Centre d'Hervé Morin et Gauche Moderne de Jean-Marie Bockel.

La présence de l'Alliance Centriste de Jean Arthuis et du MoDem de François Bayrou est toute aussi logique, puisqu'il s'agit avec le Nouveau Centre des partis issus de l'UDF version 2002-2007.

Personne n'a en revanche jamais entendu parler du parti "Idées". Il s'agit selon moi de l'un des clubs fondés dans la mouvance de l'UMP: Les-IDées.fr - Indépendants Démocrates.

Son fondateur, Louis Giscard d'Estaing, fait en effet partie des huit candidats UMP (2) qui se sont rattachés pour la première fraction du financement public non pas à l'UMP mais à l'Union des Radicaux, Centristes, Indépendants et Démocrates (URCID), créée par le Parti Radical (3).

Jean-Christophe Fromantin, nouveau député divers droite-URCID et délégué général du groupe UDI, que préside justement Jean-Louis Borloo, a par ailleurs annoncé le 3 août dernier "un cycle de rencontres sur les dynamiques de territoire" co-organisé par Territoires en Mouvement (TeM), qu'il a créé, et Les-IDées.fr.

Louis Giscard d'Estaing n'a pas été réélu aux élections législatives. 06.07.3... non, un vendredi soir au cœur du mois d'août, je ne vais pas le déranger sur son mobile pour une note de mon blog.

Mais le probable ralliement du fils du fondateur de l'UDF resterait un beau symbole pour ceux qui rêvent de reconstruire un grand parti de centre droit.

À suivre...

 

(1) Encore faudrait-il que, réciproquement, les autres partis autorisent eux aussi la double appartenance!

(2) Douze candidats en suivant les étiquettes du ministère de l'Intérieur, mais en réalité figurent abusivement d'après mes décomptes personnels trois radicaux valoisiens et un divers droite.

(3) J'y reviendrai dans le détail à l'occasion d'une prochaine note...

08 juin 2012

[Exclu iPolitique.fr] Les "centristes" de l'UMP préparent leur autonomie

Une partie des députés sortants de l'UMP se réclamant de sa sensibilité "centriste" ont décidé de ne pas se rattacher financièrement à l'UMP pour la première fraction du financement public des partis politiques mais à l'Union des Radicaux, Centristes, Indépendants et Démocrates (URCID), qui regroupe en outre le Parti radical (PRAD) et les dissidents du Nouveau Centre (NC) opposés à Hervé Morin (six députés sortants).

Réélus, cette douzaine de députés (quelques-uns ont toutefois renoncé au dernier moment) continueront bien à siéger au sein du groupe UMP et à s'y rattacher pour la seconde fraction.

Objectif de la manœuvre: assurer pour le courant "centriste" de l'UMP un financement autonome. "Principe de précaution", comme me l'explique en exclusivité l'un d'eux, au cas où les courants ne seraient finalement pas reconnus et ne bénéficieraient pas d'un financement interne (comme prévu pourtant par les statuts de l'UMP, jamais appliqués depuis 2002).

05 juin 2012

Bilan des candidatures soutenues par l'UMP aux élections législatives

Tableau récapitulatif des candidatures soutenues par l'UMP aux élections législatives (calculs personnels):

 

Parti Candidats dont
sortants
UMP 481 236
PCD 5 0
CNIP 1 1
MPF 2 1
divers droite 6 0
PRAD* 27 16
NC 40** 19
LGM 2 0
AC 4 1
MoDem 2 0
total 570
aucun soutien*** 7  
total 577  

* par simplification, membres ou non de l'UMP puisque la double appartenance continue à être tolérée (à l'encontre des tatuts des deux partis)

** dont 28 se seraient rattachés financièrement au Nouveau Centre (les autres se seraient rattachés comme les radicaux de droite à l'URCID)

*** circonscriptions 4801, 9110, 9206, 97301, 97403, 98701 et 98702


N.B.: chiffres susceptibles d'être affinés

22 mai 2012

Aux élections, il y a radicaux et radicaux

Les étiquettes aux élections législatives constituent tous les cinq ans un véritable casse-tête.

Il convient en effet de distinguer:

- le parti d'appartenance (donnée privée non publique)

- l'étiquette déclarée en préfecture (donnée publique)

- l'association de financement de rattachement (donnée non publique - ce qui constitue un véritable scandale démocratique)

- l'investiture d'un parti politique (donnée publique)

- les soutiens d'autres partis politiques (données publiques)

- les logos qui figurent ou non sur les documents de propagande électorale

- l'éventuel groupe parlementaire d'appartenance (donnée publique)

 

Le Parti Radical de droite (dit Parti Radical "valoisien") constitue à cet égard un bel exemple.

 

Juridiquement, la double appartenance entre le Parti Radical et l'UMP est interdite depuis le 1er janvier 2012, le Parti Radical ayant dénoncé au cours de l'année dernière la convention d'association qui le liait depuis 2002 avec l'UMP. Ce qui n'empêche pas ledit parti de continuer à revendiquer 20 députés, dont certains ont pourtant fait le choix de rester à l'UMP derrière Jean Leonetti.

Seule indication sur le nombre de parlementaires radicaux ayant politiquement quitté l'UMP: les 13 députés et les 6 sénateurs qui, pour le rattachement financier annuel, ont quitté l'UMP (décret du 7 février 2012). Malheureusement pour leurs électeurs et pour la transparence démocratique, ce rattachement n'étant pas publique nul ne connaît officiellement le nom des intéressés.

 

Cette opacité se poursuit pour les élections législatives. Le Parti Radical a envoyé ce jour une liste de 89 "candidats du Parti radical". Tandis que le ministère de l'intérieur en recense 99.

En voici une petite présentation inédite:

 

1. Étiquette en préfecture des candidats revendiqués par le Parti radical:

Parti radical (PRV)

78

Union pour un Mouvement Populaire (UMP)

8

Divers droite (DVD)

2

Le Centre pour la France (CEN)

1

total

89

Par conséquent, 21 candidats étiquetés PRV par le ministère de l'intérieur ne sont pas revendiqués par la Place de Valois.

 

2. Étiquette en préfecture des députés sortants revendiqués par le Parti radical:

Parti radical (PRV)

10

Union pour un Mouvement Populaire (UMP)

6

sous-total

16

ne se représentent pas

4

total

20

 

Bref, il y a radicaux et radicaux...

11 mai 2012

[Exclu iPolitique.fr] L'Union des Radicaux, Centristes, Indépendants et Démocrates (L'URCID)

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À droite, ce n'est finalement pas l'UMP qui a éclaté, mais le Nouveau Centre: en exclusivité sur iPolitique.fr, je vous révèle l'étiquette législative commune qui devrait réunir au moins le Parti Radical de Jean-Louis Borloo et des dissidents du Nouveau Centre (Jean-Christophe Lagarde, François Sauvadet): L'Union des Radicaux, Centristes, Indépendants et Démocrates (L'URCID).

L'association a été déclarée le 11 avril 2012 en tant que "formation politique qui rassemble les radicaux, centristes, républicains, démocrates, progressistes" avec "pour objet de défendre les valeurs de laïcité, d’épanouissement personnel, d'égalité des chances, de justice sociale, de développement durable".

La marque avait été préalablement déposée le 4 avril 2012 par Laurent Hénart (secrétaire général du Parti Radical, qui a aussi déposé, le 28 mars 2012, l'Union du centre et de la droite et l'Union des radicaux indépendants et centristes).

 

Ajout: Jean-Christophe Lagarde avait initialement préparé la création de sa propre structure, le Centre Humaniste Européen (CHE), avant de s'entendre avec le Parti radical. La marque avait été déposée le 25 octobre 2011 - de même que Mouvement Humaniste Européen (MHE) - et l'association déclarée le 27 octobre 2011.

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